LES ENTRAÎNEMENTS



SOMMAIRE

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SOMMAIRE

1- Les entraînements

2- Nick Bollettieri

3- Le rôle du coach

4- Un internaute me demande : '' Que pensez-vous de la collaboration en tant que coach d'Amélie Mauresmo et d'Andy Murray

5- Quel est la meilleure méthode d'entraînement



1. Les entraînements

François LACAZE . - Des articles de presse prouvent que les entraînements tennis organisés à tous les échelons par la Fédération Française de Tennis entre 1980 et 1995 se sont révélés catastrophiques, assistés, souvent complètement inefficaces.

1. Dans l'équipe du vendredi 19 octobre 1984 il est dit ceci : HALTE AUX JOUEURS ASSISTES ! " Nous devons mettre fin à la situation d'assistés que l'on retrouve à tous les échelons depuis les très jeunes et jusqu'à l'élite.

2. Dans la revue Tennis Info n° 208 Avril 1989 il est dit ceci : Nous avons créé des systèmes d'entraînement et de compétition. Hélas, les enfants jouent de moins en moins d'eux même, étant trop assistés ".

L'opinion de François LACAZE - A ce niveau là, il faut s'entraîner 8 à 10 heures par jour, dormir 10 heures car le corps a besoin de récupérer. On ne fait pas des BORG et des AGASSI par un coup de baguette magique.

3. Dans la revue Tennis de France n° 403 novembre 1986 en parlant du système fédéral Isabelle DEMONGEOT ex 3ème joueuse française dit ceci : " Ils ne sont pas assez stricts en dehors du tennis. Une fois l'entraînement terminé, chacune à sa petite vie, son petit week-end. Nous c'est 7 jours sur 7, à 8 heures du matin sur le court plus la gym ".

4. Dans la revue Tennis de France n° 411 juillet 1987 le jeune espoir Français Eric WINOGRADSKY dit ceci : " J'étais à l' INSEP, on s'entraînait bien mais on ne faisait jamais plus que ce que l'on nous demandait de faire. L'entraînement c'est le même pour tout le monde, mais ça ne profite qu'à ceux qui donnent en plus quelque chose d'eux même. ça je ne l'ai découvert que plus tard.

L'opinion de François LACAZE - Je suis quand même assez surpris que l'espoir Eric WINOGRADSKY ait compris si tard que pour progresser plus il faut s'entraîner plus. Je trouve cela tout de même assez inquiétant.

5. Dans la revue Monté Carlo Tennis Mensuel Avril 1987 Thierry TULASNE dit ceci en parlant de l'INSEP : " Pour ce qui concerne un avenir plus lointain je dois dire qu'on croit rêver devant le centre d'entraînement de Roland Garros, devant la qualité de l'encadrement. A la limite, j'ai l'impression que les coaches de la Fédération sont plus motivés que les joueurs. C'est toute l'ambiguïté du système Français. Il est à double tranchant, les espoirs me paraissent trop assistés. Certains se disent : on est à l' INSEP, on est sur des rails.

6. Dans le revue Tennis Magazine n°162 septembre 1989 REGIS DE CAMARET entraîneur de TAUZIAT ex 1ère joueuse Française et de DEMONGEOT ex 3 ème joueuse Française dit ceci : " Comment se fait -il que la Fédération prenne les meilleurs chaque année et que l'année suivante ils ne sont plus les meilleurs ".

L'opinion de François LACAZE - Il est bien évident que de cette façon là on ne peut pas sortir de champion.

7. Dans la revue Tennis Magazine n°164 novembre 1989 il est dit ceci : " Le C. N. E. ( Centre National d'Entraînement ), c'était la maison du bon dieu ! " et il ajoute : " Le système qui permettait d'offrir gratuitement beaucoup de choses à beaucoup de monde, était devenu une vache à lait. Et le C. N. E. la maison du bon dieu.

L'opinion de François LACAZE - Mais pourquoi ont-ils laissé faire

8. Dans Midi Olympique du 15 janv au 21 janv 1990 Jean Pierre GARUET pilier de mêlée de l'équipe de LOURDES et pilier de mêlée de l'équipe de FRANCE de rugby à XV dit ceci : " Je ne veux pas jouer les anciens combattants mais pour en arriver là où j'en suis, j'ai travaillé comme un forcené. Je peux le dire aujourd'hui, mais à Pontacq, derrière chez mes parents, dans un petit pré, je m'étais fait construire un joug à une place et je passais des après-midi à pousser, alors que les voisins se demandaient si je n'étais pas devenu fou... A LOURDES chez moi, j'ai également construit une salle de musculation, véritable salle de tortures pour travailler. Tout ça finit par payer un jour, mais à quel prix !

9. Dans la revue le Monde du Tennis n° 113 février 1990 Bruno MILLIENNE journaliste dit ceci : "Cela dit, les meilleurs entraîneurs du monde et les meilleures installations ne fabriquent des champions que si le joueur a la mentalité d'un champion. Et si, en France, ni les privés, ni les fédéraux n'ont réussi à sortir des champions en herbe, c'est peut-être que nos jeunes n'ont pas envie de se battre et que leurs statuts d'éternels espoirs leur suffisent. Un champion se fabrique tout seul à force de travail, de rage de vaincre, d'envie de tout bouffer. Vouloir être n°1 ne s'apprend pas. On a ça dans le sang ou on ne l'a pas.

10. Dans la revue le Monde du Tennis n° 120 octobre 1990 François Jauffret ex D. T . N. ( directeur technique national ) dit ceci : " Car il est difficile de progresser à 5 ou 6 sur un même court. Le meilleur est dans ce cas tiré vers le bas ".

L'opinion de François LACAZE - Une raison pour laquelle ces entraînements sont inefficaces pour des jeunes qui veulent progresser est la suivante : J'ai vu dans un club un entraînement avec un entraîneur très dynamique et 6 jeunes d'un niveau 30 pendant 1heure30. J'ai demandé à l'entraîneur de pouvoir assister à l'entraînement et très flatté, il m'a donné son accord. Je suis monté sur la chaise d'arbitre et pendant 1 heure 30 ( c'est à dire pendant tout l'entraînement ) je me suis concentré sur un élève et j'ai calculé le nombre de fois qu'il tapait dans la balle avec sa raquette ( les autres élèves avaient tapé à peu près le même nombre de fois ). Le lendemain avec un chronomètre, j'ai été au mur. J'ai décidé comme thème d'entraînement de faire coup droit et revers en alternance à vitesse raisonnable. Au départ de l'exercice, j'ai déclenché le chronomètre et en faisant mon thème d'entraînement, j'ai calculé le nombre de fois que l'élève avait tapé dans la balle la veille. Ce nombre atteint, j'ai arrêté le chronomètre. Au mur l'exercice a duré exactement 3 minutes 27 secondes. Quand je raconte cette anecdote à mon entourage de club, il pouffe de rire. Finalement ces soi-disant entraînements de la fédération ne sont que des petites promenades de santé.

L'opinion de François LACAZE - Pour ma part, je suis monté de 15/2 à 2/6 en faisant 3 heures de mur tous les jours. C'est un peu rébarbatif me direz-vous, c'est vrai, mais il faut savoir ce que l'on veut.

P.S. Quand je m'entraîne au mur, je suis en même temps moi-même et l'adversaire. En effet quand j'envoie la balle contre le mur ( le mur étant le filet ), c'est comme si sur le court de tennis j'envoyais la balle de la ligne de fond de court au filet ( le mur étant le filet ). Ensuite la balle va du filet à l'adversaire et ensuite elle revient de l'adversaire au filet. En faisant donc 3 heures de mur, c'est un peu comme si je faisais 6 heures sur le terrain de tennis contre un adversaire. Au mur pour me retrouver dans la même situation que sur un terrain de tennis, il faudrait que je joue au mur avec un partenaire à côté et que nous prenions la balle à tour de rôle. En quelque sorte en faisant 3 heures de mur ( étant plus près du mur que du filet quand je suis sur un terrain de tennis ), je travaille la répétition de mes gestes, la régularité en m'efforçant de faire le moins de fautes possible, mon toucher de balle également et aussi la condition physique puisque 3 heures au mur égale 6 heures sur le terrain.

11.Dans la revue Tennis de France n° 482 juin 1993 page 18 Cédric PIOLINE ex n°1 Français et ex n°10 mondial dans l'article intitulé " CEDRIC LE MARGINAL " il dit ceci : " Je ne veux critiquer personne mais je sais déjà, pour avoir fait partie du ' Team France ' fin 90 , que leurs méthodes d'entraînement ne me conviennent pas. Je ne comprendrai jamais, par exemple, que l'on puisse entraîner de la même façon un attaquant et un renvoyeur...

12. Dans l'équipe du mardi 24 mai 1994 dans Riton sort ses " dossiers " Henri LECONTE dit ceci : " Ici au centre national d'entraînement, les ESCUDE, les BOYER, tout le tralala, ils ne savent plus. Ils font n'importe quoi. Il faut arrêter. Qu'ils vivent de leurs propres ailes, qu'ils apprennent, on est pourri - gâté ici. J'en ai parlé plus d'une fois au comité ( le comité directeur de la F. F. T. ).

13. Dans la revue Tennis Magazine n° 220 juillet 1994 il est dit ceci : C'est pour combattre une dérive vers " l'embourgeoisement et un assistanat néfaste à la motivation et à l'ambition " que Patrice Hagelauer, responsable du haut niveau, va proposer à la F. F. T. ce plan de restructuration du C. N. E..

14. Dans le journal l'équipe du 2 juin 1995 Patrice DOMINGUEZ dit ceci : " Notre système a formé des spécialistes de l'entraînement et non des compétiteurs, il faut changer l'état d'esprit ".

15. Dans le journal France Soir du mardi 6 juin 1995 Gérard BEAUDOUIN journaliste dit ceci : " La machine fédérale n'a su produire que des ' joueurs d'entraînement ' au lieu de 'joueurs de compétition ' ".

16. Dans le journal l'équipe du vendredi 2 juin 1995 Jacques CARDUCCI journaliste dit ceci : " TOUS COUPABLES ". Jacques CARDUCCI termine son article et dit : " Mais le mal est plus ancien. Il a pris racine dans toutes ces années où le tennis français n'a pas fait grand-chose pour assurer la relève, élevant dans du coton les aspirants champions de demain. On peut même se demander si le mieux n'a pas été l'ennemi du bien. Si les structures que le monde entier nous envie n'ont pas paradoxalement, avec les facilités procurées, désamorcé l'envie de se battre, de se brutaliser. Quant aux joueurs de maintenant, devenus gestionnaires de leur carrière, ils semblent ne plus nourrir le moindre rêve de gloire. Comme le dit NOAH : " on est au fond du trou ".

17. Dans Tennis Magazine n° 232 juillet 1995 . Il est dit ceci : " Tennis français LA COTE D'ALERTE " La maigreur du bilan français à Roland Garrros ne peut que plonger dans la consternation. Les joueurs et les joueuses sont évidemment les premiers " responsables " de cette déroute. Mais du côté fédéral, il serait sans doute salutaire de tirer franchement un constat d'échec.

18. Dans le journal, La Nouvelle République des Hautes-Pyrénées Année 1995 Jean GACHASSIN ancien international de rugby, ex-seconde série au tennis, président de la ligue Midi- Pyrénées de tennis et vice-président de la fédération française de tennis dit ceci : " Je suis un peu déçu, mais je crois qu'il y a un problème. Les joueurs français sont actuellement trop assistés ".

19. Dans la revue Tennis Magazine n° 234 septembre 1995 un article confidentiel écrit le 25 / 07 / 1995 : " L'état du tennis français " Un Roland Garros " catastrophique ". Pas un français au palmarès de l' A. T. P. Tour depuis trop longtemps. Un "bien" en Fed Cup, mais un "moyen" en coupe Davis. Et des jeunes qu'on attend désespérément de voir défier les "grands" .Les pessimistes crient " Au feu " et après avoir installé Patrice DOMINGUEZ aux commandes de la D. T. N ., réclament un " plan d'urgence ". Les optimistes soulignent que tout ne va pas si mal et se demandent s'il était bien nécessaire d'accomplir cette révolution de palais.

20. Dans la revue Tennis Magazine n° 236 novembre 1995 page 126 Jean Claude COLLINOT, président de la ligue du Lyonnais, membre du comité directeur et candidat un temps à la présidence de la Fédération Française de Tennis dit ceci : " Les Français doivent apprendre à se battre, car intrinsèquement ils ne sont pas plus mauvais que les autres au départ . Mais ils sont peut-être plus gâtés ".

Dans le journal l'équipe Magazine n° 689 du 27 mai 1995 un entraîneur national cherche à comprendre, il est dit ceci dans l'article : Concerné au premier chef par la formation des jeunes, il a cherché lui aussi à comprendre. Comprendre pourquoi la F. F. T. fédération riche et structurée, s'est montrée incapable de " produire " depuis plusieurs années, un joueur de niveau mondial. " Il est impossible d'avancer UNE raison à cette situation d'échec, explique t - il. J' en suis au point où j'essaie - je dis bien j'essaie - de comprendre. Dans cet article n° 689 il parle de SAMPRAS " Comme SAMPRAS que j'ai connu alors qu'il était benjamin 2 ".

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ci-dessous les raisons pour lesquelles SAMPRAS est devenu aussi fort

A. Dans la revue le Monde du Tennis n°119 septembre 1990 il est dit ceci à propos de SAMPRAS : Il y a deux ans, Pete SAMPRAS avait été invité chez LENDL, dans sa splendide demeure du Connecticut. Le séjour avait été arrangé par leur agent qui se trouvait être le même. Le jeune Américain alors âgé de 17 ans resta 10 jours chez le Tchèque , alors numéro 1 mondial. Dix jours d'entraînement et de conseil . " Il m'a expliqué comment devenir un vrai pro . Il m'a dit de travailler dur, très dur, de m'entraîner tellement fort que je ne puisse plus marcher jusqu'à chez moi..."

B. Dans la revue ACE n° 2 juillet 1993, toujours à propos de SAMPRAS il est dit ceci : Au mois de décembre 1987, Pete accepte l'invitation d' Ivan LENDL, numéro 1 mondial de l' époque et passe une semaine dans sa propriété. " Il m'a pratiquement tué. On passait plusieurs heures ensemble sur son court privé, on enchaînait ensuite avec 50 kilomètres à vélo. Le soir il me racontait les bienfaits de la discipline : " Tu dois avoir mal partout avant de te coucher. " ça, c'était son message principal. Un vrai fou ".

C. Dans la revue Tennis de France n° 502 Avril 1995, toujours à propos de SAMPRAS il est dit ceci : Pete SAMPRAS ignore tout de la " méthode " LENDL lorsqu'il le rejoint chez lui, pour partager une semaine d'entraînement." En plus, il m'a enseigné l'art de bien se NOURRIR, de DORMIR suffisamment pour bien récupérer. C' était dingue : son programme était planifié pour la semaine entière, et il savait exactement ce qu'il allait faire à chaque instant de la journée..."

Yvan LENDL a été pendant 270 semaines numéro 1 mondial. Le second dans la hiérarchie était CONNORS avec 268 semaines et le troisième Mc ENROE avec 170 semaines. Dans la revue Tennis Magazine n° 283 octobre 1999 à la page 22 il est dit ceci : SAMPRAS totalisait ainsi 271 semaines au sommet, et devenait le recordman absolu en ce domaine ( devant LENDL, 270 ). L'élève a dépassé le maître, ce qui prouve bien que les méthodes du professeur Yvan LENDL étaient particulièrement efficaces et pour lui même et pour SAMPRAS.

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Magnus NORMAN ancien numéro 1 mondial Suédois

Dans la revue Tennis Magazine n° 293 Août 2000 à la page 69 et 70, un journaliste de Tennis Magazine pose à Magnus NORMAN le numéro 1 mondial Suédois la question suivante : " Vous êtes, paraît-il, un travailleur acharné. Cette réputation est-elle justifiée " ? Et Magnus NORMAN répond : " Je n'ai jamais besoin d'être poussé pour travailler. En fait, le plus dur est de me faire arrêter. ( sourire ) J'aime travailler six à sept heures par jour. Quatre heures de tennis, deux heures de physique, c'est ce dont j'ai besoin pour bien me sentir. Je suis un boulimique de l'entraînement. Cette quantité m'est indispensable ".

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L 'hebdomadaire la semaine des pyrénées avec le journaliste Christian SARRABAYROUSE

a écrit un article sur mes recherches en ce qui concerne l'entraînement dans la semaine du 18 au 24 décembre 1997. En voici quelques passages.

Premier thème abordé : l'entraînement . L'entraînement de chacun doit être modulé en fonction de ses disponibilités et de ses moyens physiques. Le joueur doit respecter : - une discipline de vie. Ne pas fumer et ne pas boire d'alcool si possible.- une discipline d'alimentation. Des repas équilibrés. Eventuellement consulter un nutritionniste. Il doit sur le court de tennis : - travailler son service. Les champions s'entraînent 1 heure par jour. - travailler ses points faibles et aussi ses points forts avec un adversaire. Faire des matches. L'entraînement contre le mur. L' entraînement au mur est très important. Il permet de travailler la régularité, le toucher de balle et la condition physique. Au mur, le joueur est lui-même et en même temps son adversaire. Le rythme est plus soutenu. 20 minutes au mur valent largement 1 heure sur le court de tennis. Pour le joueur, c'est un gain de temps considérable dans son entraînement. Au mur, le joueur peut travailler le revers ou le coup droit ou en alternance coup droit et revers. Pour avoir des points de repère de progrès, il peut compter les échanges et essayer de battre le record la fois suivante. C'est un excellent stimulant, surtout quand on joue seul. Le joueur peut travailler le service et aussi la volée en se mettant près du mur. Je conseille à chacun de se trouver un mur près de son domicile ( qui ne sera pas forcément le mur du club de tennis ) et de s'y entraîner le plus souvent possible. L'entraînement hors du court de tennis. Il est composé de footing, corde à sauter et musculation avec les conseils éventuellement d'un spécialiste ( professeur de gymnastique, joueur de tennis de préférence ). Se prendre en charge et ne compter que sur soi-même. Au niveau le plus élevé, les joueurs de tennis français étant trop assistés n'obtiennent pas de résultat dans les grands tournois. ( reprendre ci-dessus les articles de 1 à 20. S' entraîner et encore s'entraîner. Reprendre les 2 exemples fameux avec 1) l'article 8 ci-dessus de Jean Pierre GARUET le pilier de mêlée de Lourdes et de l'équipe de France et 2) les articles A. B. C. de Pete SAMPRAS qui est devenu n°1 mondial ( plus de 271 semaines ) grâce à son extraordinaire volonté et aussi grâce aux précieux conseils d'Yvan LENDL -

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2 . Nick Bollettieri : mythe ou réalité ? L'avis de François Lacaze

et les entraînements

Le journaliste Christian SARRABAYROUSE de l' hebdomadaire " La Semaine des Pyrénées " a écrit un article sur Nick Bollettieri dans la semaine du 25 septembre au 1er octobre 1997.

Avant d'aborder prochainement différentes techniques, cet enseignant de la petite balle jaune vous donne son point de vue ou plutôt celui des champions sur Nick Bollettieri, un personnage controversé dans le tennis mondial.

Que faut-il donc penser du " sorcier " américain ?

" Il faut rendre à César ce qui est à César et à Bollettieri ce qui est à Bollettieri. Par ses relations humaines et commerciales, Nick Bollettieri a développé un camp d'entraînement à Bradenton, sur la côte ouest de la Floride. Un centre privé , sinon le plus grand, en tout cas, le plus connu du monde, racheté, il y a quelques années par I. M. G. pour une valeur selon l'intéressé, d'environ 40 millions de dollars... Un centre d'entraînement parfaitement équipé avec courts de tennis, restaurants, chambres, salles de musculation, où les meilleurs joueurs du monde, ainsi que de nombreux espoirs de beaucoup de pays viennent s'entraîner pour des raisons pratiques et climatiques. Nick Bollettieri l'a fait, ce qui n'est pas donné à tout le monde et pour cela, on ne peut que lui rendre hommage ".

Nick Bollettieri, est-il le meilleur entraîneur du monde ?

" On peut toujours le dire " .

Mais dans Midi Olympique du lundi 11 mars 1996, un article de Jacques Verdier, à propos du XV de France et de son entraîneur Jean Claude Skréla disait aussi ceci : " On dira de Skréla ( ça se fait beaucoup ces dernières années ), que c'est, à tout le moins, le meilleur entraîneur du monde...

Pour revenir à Bollettieri, beaucoup de ses anciens élèves et des champions ont critiqué " ses méthodes ".

Dans Tennis de France n° 398 de juin 1996, Krisckstein prétendait ceci : " Je ne joue pas mieux aujourd'hui en sortant de son école que quand j'y suis entré ". Arias affirmait : " J' ai commencé à m'entraîner avec lui à 13 ans et à 19 ans, j'avais toujours le même jeu ".

John Mac Enroe, dans Tennis de France n° 410 de juin 1987 déclarait à propos de Bollettieri : " Je ne pense pas que sa méthode sur disciplinaire avec coucher à 21 h et lever à 6 h soit bonne. Regardez ce qui arrive à des gens comme Arias et Krickstein. Et il ne faut pas les blâmer : ce sont des victimes ".

Dans le Monde du Tennis n° 90 de novembre 1987, il est dit aussi : " Certains désignent du doigt Nick Bollettieri et son usine à champions, d'où sont sortis des garçons comme Arias et Krickstein. Le sorcier de Floride se présente comme un vulgaire marchand de vent, plus fort en gueule qu'en acte. On l'accuse de construire sa renommée sur des étoiles filantes, et de substituer les lanternes aux vessies, comme un habile prestidigitateur ".

Dans la revue Ace d'avril 1994, André Agassi affirmait : " Pour être honnête, Nick Bollettieri est quelqu'un d'insignifiant ... Ce qu'il sait très bien faire, c'est se vendre ".

Dans l'Equipe Magazine n° 805 du 6 septembre 1997, Bollettieri dit de Sampras : " Il a passé 4 ans dans mon centre et je l'ai aidé à optimiser sa motivation, mais je n'ai pas essayé de changer son jeu ". En réalité, si Sampras a bien utilisé les camps d'entraînement de Bollettieri vers l'âge de 18 - 19 ans, à l'époque où il était coaché par Joe Brandi, c'était uniquement dans un but pratique. " Jamais, je n'ai entendu dire Pete qu'il avait bénéficié du moindre conseil pratique de Bollettieri ", précise Tom Gullikson, le frère jumeau de Tim, l'entraîneur disparu du numéro 1 mondial et qui connait Sampras depuis une bonne dizaine d'années. Autant de réflexions qui remettent les choses en place et cernent un peu mieux le personnage Bollettieri, l'un des plus controversés du milieu du tennis. Il n'en reste pas moins vrai que le bonhomme a marqué le paysage et qu'aujourd'hui encore il peut s'enorgueillir de s'être occupé plus ou moins brièvement de nombreux joueurs qui, un jour ou l'autre, ont figuré dans le top 10.

Et François Lacaze de conclure :

Et si les grands entraîneurs étaient ceux qui peuvent supporter de suivre à longueur d'années des joueuses et des joueurs quelque soit leur niveau de jeu et leur apporter un soutien physique, technique et moral ...

Que vaut Nick Bollettieri en ce qui concerne la technique tennistique ?

C'est très difficile à dire mais,

Dans la revue Tennis Magazine n° 96 mars 1984 à la page 36 Nick Bollettieri en parlant de la prise dit ceci : " Les plus employés et les plus efficaces sont les prises eastern de coup droit et de revers. Toutefois, je pense que les joueurs qui ont des prises extrêmes des deux côtés ( semi western ) auront plus de facilité à exécuter des lobs liftés et offensifs. Car la position de la main derrière le manche de la raquette donne plus de force. Observez de ce point de vue, les prises exemplaires de champions tels que Jimmy Arias, Ivan Lendl, José-Luis Clerc et Guillermo Vilas, lorsqu'ils effectuent leurs lobs.

L'opinion de François LACAZE : Dans l'article ci-dessus Nick Bollettieri en parlant de la prise dit ceci : " Les plus employés et les plus efficaces sont les prises eastern de coup droit et de revers. Et pourtant, c'est la prise western en 3 ( revoir les prises de raquette en coup droit ) qui est la prise des grands coups droits à toutes les époques et dans tous les pays du monde.

D'autre part , toujours dans la série " Progressez avec Nick Bollettieri " dans Tennis Magazine n° 88 juillet 1983, Nick Bollettieri explique " le coup droit à préparation directe " ( 6 photos-dessins ). Ces 6 photos-dessins sont décalqués ci-dessous.

Dans la revue Tennis Magazine en 1983 et 1984, une série intitulée : " Progressez avec Nick Bollettieri " Point de contact : Légèrement en avant du corps, poignet ferme, il doit se prolonger en direction de la zone choisie. Bollettieri dit également ceci : " Le poignet doit être ferme tout au long de l'exécution du coup. Et bien sûr spécialement au contact, pour compenser le " poids " de l'impact de la balle. Attention : le moindre mouvement du poignet peut provoquer un écart important.

D'autre part, toujours dans la série " Progressez avec Nick Bollettieri " dans Tennis Magazine n° 88 juillet 1983, Nick Bollettieri explique " le coup droit à préparation directe " ( 6 photos-dessins ). Ces 6 photos-dessins sont décalqués ci-dessous.

Dans le 1er dessin décalqué Nick Bollettieri est en position d'attention ou d'attente, il est en prise eastern presque continentale marteau et la tête de raquette ou plus exactement le cadre de celle-ci est plus haut que le poignet.

Dans le 2ème dessin décalqué la raquette est derrière en fin de préparation ( le cadre de la raquette est toujours très légèrement plus haut que le poignet ). Nick Bollettieri a donc amené la raquette de l'avant vers l'arrière en préparation directe en conservant toujours la même position , c'est à dire le cadre de la raquette plus haut que le poignet.

Dans le 3ème dessin décalqué la raquette est toujours derrière en position pratiquement inchangée ( le cadre de la raquette toujours très légèrement plus haut que le poignet ) et Nick Bollettieri qui était de face sur le 1er et le 2ème dessin décalqué, avance sa jambe gauche en avant pour se tourner.

Dans le 4ème dessin décalqué Nick Bollettieri est à l'impact ( contact de la balle et de la raquette ) et le cadre de la raquette est nettement plus haut que le poignet, ce qui fait que c'est le poignet qui exerce la poussée pour frapper dans la balle. Sur ce 4ème dessin décalqué à l'impact, la prise de raquette est pratiquement une continentale marteau, qui n'est pas la meilleure prise pour le coup droit. Avec la prise western, la raquette est dans le prolongement de l'avant-bras et il y a ainsi une meilleure répartition de l'effort.

Dans le 5ème dessin décalqué, fin de geste, la raquette s'enroulant autour du cou.

Dans la 6ème dessin décalqué, Nick Bollettieri revient en position d'attention ou d'attente comme sur la 1er dessin décalqué.

L'opinion de François LACAZE : Cette démonstration du coup droit de Bollettieri dans Tennis Magazine n'a rien à voir avec la réalité des grands coups droits à toutes les époques et dans tous les pays du monde, c'est à dire du coup droit d'Agassi, de Borg, de Becker, de Johnston, de Wilding, de Harrada, de Santana, etc.

L'opinion de François LACAZE : A l'initiation

1) il faut enseigner à l'élève la bonne prise de raquette, c'est à dire en coup droit la prise western avec l'éminence hypothénar en 3 ( revoir manche de la raquette ) et non l'eastern avec l'éminence hypothénar en 2 qui n'est ni une prise de raquette de coup droit ni une prise de raquette de revers.

2) Enseigner à l'élève à l'initiation la préparation la plus simple possible, c'est à dire l'horizontale et de ce fait il n'a pas la difficulté de la mise à niveau.

3) Ensuite faire sentir le retour à l'élève en faisant au début le geste au ralenti et bien lui faire comprendre qu'il n'y a que le retour qui compte.

La préparation horizontale, la plus simple possible de 8 photos avec le retour de 8 photos également avec comme point de départ de retour la position 1.

Comparez le geste de ce coup droit de 16 photos avec le coup droit de Nick Bolletierri

L'opinion de François LACAZE : Je dispose encore de nombreux articles de toutes les époques qui conseillent la prise Eastern grip en coup droit. Cette prise de raquette est une erreur et ne permet pas les grands coups droits comme avec la western grip. En résumé, je dirais qu'il y a un changement important entre la prise de coup droit western et la prise de revers, mais ce changement est naturel et ne dure qu'une fraction de seconde pour passer de la prise de coup droit à la prise de revers, ou de la prise de revers à la prise de coup droit. Tous les champions et toutes les championnes aujourd'hui en 2002 jouent avec la prise western en coup droit et dans 80% des cas font leur revers à 2 mains. Il est loin le temps où un célèbre entraîneur national avait dit dans Tennis de France n° 247 novembre 1973 page 55 : " Ce cas mis à part je suis pour changer les coups à deux mains, je considère qu'il faut essayer de suivre aussi fidèlement que possible la technique des grands champions. Je n'en vois pas depuis vingt ans qui jouent avec un revers à deux mains ". Il faut quand même reconnaître qu'il n'a pas été un bon précurseur. Les 5 meilleurs joueurs français actuels en 2002 sont aujourd'hui Arnaud CLEMENT, Sébastien GROSJEAN, Nicolas ESCUDE, Paul-Henri MATHIEU qui jouent leur coup droit avec une prise western et font leur revers à 2 mains, sans oublier Fabrice SANTORO qui est sans doute le meilleur joueur de double du monde et qui joue à 2 mains des 2 côtés ( Voir la page : " Les coups à 2 mains " ).

L'opinion de François LACAZE : Personnellement je ne comprends pas comment les médias ont pu monter au pinacle Nick Bollettieri alors qu'il ne comprenait pas la mécanique du tennis et qu'il n'est jamais sorti des sentiers battus. Mais il faut dire aussi que pendant tout le 20ème siècle toutes les fédérations tennis se sont trompées car elles ne comprenaient pas la mécanique tennistique et j'en apporte la preuve dans toute cette encyclopédie.

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3. Le rôle du coach -

et les entraînements

Quel est le rôle des coachs qui accompagnent les champions ? L'opinion de François LACAZE - Personnellement, je ne crois pas à l'efficacité du coach sur l'ensemble de la carrière du champion. Malgré tout, il est utile car sinon le champion ne l'emploierait pas. Le coach accompagne le champion sur le circuit, il le conseille pendant les entraînements, il est un soutient moral dans les moments difficiles, il gère l'organisation générale ( les déplacements, l' hôtels, etc ... ) ce qui soulage bien entendu le champion.

Ce que dit Ilie NASTASE joueur Roumain ancien vainqueur de Roland Garros.

Dans tennis de France n° 489 janvier 1994 Ilie NASTASE dit ceci : " La mode des coaches est stupide " au sujet de la prolifération des coaches autour des joueurs.

Ce que dit CONNORS, ancien numéro 1 mondial

Dans Tennis de France n° 461 septembre 1991 page 32 on demande à CONNORS : " Toi, tu es l'un des rares joueurs qui a toujours soigneusement planifié sa saison ". Et CONNORS répond : " C'était grâce à ma mère. Elle m'a bien conseillé. Je jouais régulièrement deux épreuves et je prenais une semaine de repos ". Tennis de France pose une deuxième question à CONNORS : " Elle a été ton premier coach ". et CONNORS répond : " Non, mon unique coach " !

Ce que dit le journal l'équipe

Dans l'équipe du mercredi 6 mars 2002 toute la page 10 est consacrée au coach et il est dit ceci :

Coach : Emploi précaire - La valse des entraîneurs sur le circuit démontre combien l'exercice de la profession est ardu.

A de rares exceptions près, le coach est devenu un personnage indispensable à l'univers de joueur de haut niveau. Le métier d'entraîneurs a de quoi faire rêver, mais les récents mouvements qui ont secoué la profession démontrent qu'il ne s'agit pas d'une sinécure : précarité de l'emploi et désillusions affectives sont le lot quotidien de ceux qui s'y aventurent.

Commentaire Patron ou domestique ?

La grande particularité du métier d'entraîneur de tennis professionnel, par apport à d'autres sports, tient à l'identité de l'employeur. Ce n'est, dans la plupart des cas, ni un club ni une fédération, mais bien le joueur lui même. A peine embauché, le coach se trouve donc aussitôt dans une situation ambiguë : afin de stimuler et faire progresser son patron le mieux possible, il doit souvent le contraindre à des actes qu'il n'aurait pas envie d'accomplir. Il doit pouvoir aussi parler vrai en toute circonstance, mais comment trouver cette liberté de pensée et d'action quand la main qui signe les feuilles de paye est celle du joueur lui-même ? Il faut soit avoir connu le joueur très jeune, soit avoir forcé son respect à priori, par des résultats passés en tant que joueur ou entraîneur, si l'on veut jouir d'une sérénité qui restera toujours provisoire. Voila pourquoi, dans le couple conflictuel qu'il forme avec son joueur, le coach porte souvent les sacs ou le chapeau mais rarement la culotte. Voilà pourquoi aussi les entraîneurs fédéraux hésitent souvent à se lancer dans l'aventure individuelle : dans une fédération, la sécurité de l'emploi est mieux garantie, une relative indépendance d'esprit aussi, contre une exigence de résultats moins contraignante. Mais seules les fédérations les plus riches, comme la fédération française ou la Fédération britannique, peuvent rémunérer un contingent important de ces entraîneurs sans soucis.

L'avis de Philippe ROSANT ( Ancien coach de Clément, coach de Rosset ) : " Quand ça s'arrête, c'est un moment dur pour le coach, mais pour le joueur, ce n'est pas grand chose. Je n'étais pas bien. Le tennis est un milieu fermé, quand tu es dedans, tout se passe bien, mais quand tu en sors, ton téléphone ne sonne pas souvent. Les coaches n'ont pas de contrat qui les protège. On est traité comme de la m..."

Un internaute me demande : " Auriez-vous aimé être le coach d'un grand joueur ".

La réponse de François LACAZE :

Je réponds : " Non, car cela ne correspond pas à mon tempérament. Mais j'aurais aimé avoir la possibilité de corriger des défauts techniques comme 1) le revers coupé rotatif avec prise eastern de fond de court d'Yvan LENDL et de Yannick NOAH, ainsi que 2) leur volée de revers rotative avec prise eastern. Tous les témoignages écrits dont je dispose prouvent que leur revers de fond de court ainsi que leur volée de revers étaient faibles. A mon niveau tennistique, ex 2/6 seconde série, j'avais exactement le même défaut que LENDL et NOAH c'est à dire 1) un revers coupé rotatif avec prise eastern en fond de court faible et 2) une volée de revers rotative faible également. Quand j'ai commencé a enseigner le tennis et à mieux comprendre la mécanique gestuelle, j'ai adapté un revers coupé de piston de fond de court à la Jean BOROTRA qui s'est révélé au bout de quelques semaines très redoutable, ainsi qu'une volée de revers de piston également très efficace. En procèdent de la même manière, LENDL et NOAH, aurait été beaucoup plus fort du côté gauche. En effet le mouvement de Piston est une garantie de succès pour tous, ce qui n'est pas le cas des mouvements Rotatifs. Il y a cependant quelques exceptions, ce qui était le cas du revers coupé rotatif de Ken ROSEWALL avec prise eastern qui fonctionnait à merveille. De toute façon, quand un coup fonctionne bien, il ne faut rien changer.

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4. Un internaute me demande : '' Que pensez-vous de la collaboration en tant que coach d'Amélie Mauresmo et d'Andy Murray

et les entraînements

L'opinion de François LACAZE : Etonnant tout de même, mais ce n'est pas une première puisque CONNORS dit lui même dans Tennis de France n° 461 septembre 1991 page 32 on demande à CONNORS : " Toi, tu es l'un des rares joueurs qui a toujours soigneusement planifié sa saison ". Et CONNORS répond : " C'était grâce à ma mère. Elle m'a bien conseillé. Je jouais régulièrement deux épreuves et je prenais une semaine de repos ". Tennis de France pose une deuxième question à CONNORS : " Elle a été ton premier coach ". et CONNORS répond : " Non, mon unique coach " !

Cette collaboration ne regarde Qu'Andy MURRAY et s'il y trouve son compte c'est l'essentiel.

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L'opinion de François LACAZE - Pour ma part, je suis monté de 15/2 à 2/6 en faisant 3 heures de mur tous les jours. C'est un peu rébarbatif me direz-vous, c'est vrai, mais il faut savoir ce que l'on veut. Si j'étais un très grand joueur, j'appliquerais la méthode Magnus NORMAN qui consiste à beaucoup travailler si l'on veut devenir le meilleur.

Magnus NORMAN ancien numéro 1 mondial Suédois

Dans la revue Tennis Magazine n° 293 Août 2000 à la page 69 et 70, un journaliste de Tennis Magazine pose à Magnus NORMAN le numéro 1 mondial Suédois la question suivante : " Vous êtes, paraît-il, un travailleur acharné. Cette réputation est-elle justifiée " ? Et Magnus NORMAN répond : " Je n'ai jamais besoin d'être poussé pour travailler. En fait, le plus dur est de me faire arrêter. ( sourire ) J'aime travailler six à sept heures par jour. Quatre heures de tennis, deux heures de physique, c'est ce dont j'ai besoin pour bien me sentir. Je suis un boulimique de l'entraînement. Cette quantité m'est indispensable ".

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5- Quel est la meilleure méthode d'entraînement

La réponse de François LACAZE : La meilleure méthode d'entraînement, c'est le travail

L'opinion de François LACAZE - Pour ma part, je suis monté de 15/2 à 2/6 en faisant 3 heures de mur tous les jours. C'est un peu rébarbatif me direz-vous, c'est vrai, mais il faut savoir ce que l'on veut.

Maintenant si j'étais un très grand joueur, j'appliquerais la méthode Yvan LENDL et Magnus NORMAN qui consiste à beaucoup travailler si l'on veut devenir le meilleur.

ci-dessous les raisons pour lesquelles SAMPRAS est devenu aussi fort avec les méthodes d'Yvan LENDL

A. Dans la revue le Monde du Tennis n°119 septembre 1990 il est dit ceci à propos de SAMPRAS : Il y a deux ans, Pete SAMPRAS avait été invité chez LENDL, dans sa splendide demeure du Connecticut. Le séjour avait été arrangé par leur agent qui se trouvait être le même. Le jeune Américain alors âgé de 17 ans resta 10 jours chez le Tchèque , alors numéro 1 mondial. Dix jours d'entraînement et de conseil . " Il m'a expliqué comment devenir un vrai pro . Il m'a dit de travailler dur, très dur, de m'entraîner tellement fort que je ne puisse plus marcher jusqu'à chez moi..."

B. Dans la revue ACE n° 2 juillet 1993, toujours à propos de SAMPRAS il est dit ceci : Au mois de décembre 1987, Pete accepte l'invitation d' Ivan LENDL, numéro 1 mondial de l' époque et passe une semaine dans sa propriété. " Il m'a pratiquement tué. On passait plusieurs heures ensemble sur son court privé, on enchaînait ensuite avec 50 kilomètres à vélo. Le soir il me racontait les bienfaits de la discipline : " Tu dois avoir mal partout avant de te coucher. " ça, c'était son message principal. Un vrai fou ".

C. Dans la revue Tennis de France n° 502 Avril 1995, toujours à propos de SAMPRAS il est dit ceci : Pete SAMPRAS ignore tout de la " méthode " LENDL lorsqu'il le rejoint chez lui, pour partager une semaine d'entraînement." En plus, il m'a enseigné l'art de bien se NOURRIR, de DORMIR suffisamment pour bien récupérer. C' était dingue : son programme était planifié pour la semaine entière, et il savait exactement ce qu'il allait faire à chaque instant de la journée..."

Yvan LENDL a été pendant 270 semaines numéro 1 mondial. Le second dans la hiérarchie était CONNORS avec 268 semaines et le troisième Mc ENROE avec 170 semaines. Dans la revue Tennis Magazine n° 283 octobre 1999 à la page 22 il est dit ceci : SAMPRAS totalisait ainsi 271 semaines au sommet, et devenait le recordman absolu en ce domaine ( devant LENDL, 270 ). L'élève a dépassé le maître, ce qui prouve bien que les méthodes du professeur Yvan LENDL étaient particulièrement efficaces et pour lui même et pour SAMPRAS.

Magnus NORMAN ancien numéro 1 mondial Suédois

Dans la revue Tennis Magazine n° 293 Août 2000 à la page 69 et 70, un journaliste de Tennis Magazine pose à Magnus NORMAN le numéro 1 mondial Suédois la question suivante : " Vous êtes, paraît-il, un travailleur acharné. Cette réputation est-elle justifiée " ? Et Magnus NORMAN répond : " Je n'ai jamais besoin d'être poussé pour travailler. En fait, le plus dur est de me faire arrêter. ( sourire ) J'aime travailler six à sept heures par jour. Quatre heures de tennis, deux heures de physique, c'est ce dont j'ai besoin pour bien me sentir. Je suis un boulimique de l'entraînement. Cette quantité m'est indispensable ".

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