L'enseignant professionnel de tennis dans les clubs de tennis :

ATTENTION DANGER ! Ou combien gagne un prof de tennis

Quand vous aurez lu ce dossier, vous ne ferez pas ce métier. Je ne dirais pas que c'est un métier de merde, mais c'est un métier bancal, qui n'est pas viable et encore moins sur l'ensemble de toute une vie. C'est un métier qui en fait n'en est pas un, c'est un diplôme d'appoint et donc un métier d'appoint. Ne faites pas ce métier sans faire un autre métier à côté. Après la lecture de ce dossier, plus d'une centaine de jeunes et de collègues n'ont pas fait ce métier ou on finit par arrêter pour faire autre chose. Pour un professionnel de tennis, c'est un très mauvais calcul, une très mauvaise opération de bourse de s'engager à temps plein dans ce métier avec en plus des patrons bénévoles qui ne comprennent rien à sa situation et avec lesquels il va finalement se retrouver pieds et poings liés. Ce métier, c'est dès le départ se mettre dans une situation épouvantable pour la vie.

Ne faites pas ce métier avant d'avoir lu ce dossier et quand vous l'aurez lu, vous ne ferez pas ce métier

 

J'ai envoyé mon dossier les enseignants professionnels de tennis : ATTENTION DANGER à un ancien président de club et celui-ci me répond : '' Je vois que tu poursuis ta croisade contre le manque d'informations des professionnels de tennis en ce qui concerne leurs carrières. Je suis d'accord avec toi : ces professions ne doivent être au mieux, qu'un job secondaire à temps partiel durant les premières années de la vie active, job qui doit se doubler très vite d'une activité qui assure une couverture sociale de l'avenir. C'est très bien de ta part d'informer les jeunes de ces problèmes ''.

L'opinion de François LACAZE : '' En effet il vaut mieux y regarder à deux fois avant de faire ce métier car si je l'exerce pendant une période de 15 ans par exemple de 25 à 40 ans, il me sera très difficile de retrouver du travail après la quarantaine car personne ne m'attend ailleurs ''. A ce moment là, il est préférable de ne pas faire ce métier à temps plein, les risques étant trop grands. Faire ce métier à temps plein c'est professionnellement se suicider. - Utiliser le curseur de droite pour descendre dans la page -.

 

Sans mes passionnantes recherches tennistiques, j'aurais arrêté ce métier avant l'âge de 30 ans

et si à 16 ans on m'avait informé de tous les risques que ce métier comporte, je ne l'aurais pas fait

Quand on a un minimum d'ambition, on ne fait pas ce métier

Si j’ai réussi à m’en sortir, c’est parce que 1) je suis de nature très économe 2) je suis célibataire sans enfant et 3) j’ai toujours vécu avec mes parents

Voir ‘’ l’analyse pleine de bon sens de mon père ‘’

 

Tout cela aussi c'est le résultat d'un manque d'information et la Fédération Française de tennis a une responsabilité énorme de ne pas informer les enseignants professionnels de tennis de ce qu'ils vont réellement gagner et aussi les bénévoles des clubs de tennis, que de laisser croire à cette réputation que les professionnels de tennis gagnent beaucoup d'argent. D'autre part comme je l'ai déjà dit aussi, beaucoup de collègues '' professionnel de tennis '' ont arrêté des études supérieures où ils auraient eu une carrière plus éblouissante pour faire de l'enseignement du tennis pensant faire carrière et gagner de l'argent. Tous ceux qui ont arrêté des études supérieures pour faire de l'enseignement du tennis se sont mis dans une situation épouvantable pour la suite de leur carrière.

Mais aujourd'hui en 2015 le métier a changé puisque dans les clubs de tennis la majorité des professionnels de tennis sont pratiquement salariés au S.M.I.C.

 

Cette lettre est : 1) La réalité des professionnels de tennis dans les clubs de tennis. 2) L'incompétence des patrons bénévoles à l'égard des professionnels de tennis. 3) Je démontre que sur l'ensemble de toute une vie, c'est une situation qui n'est pas viable.

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SOMMAIRE

1- Ce premier paragraphe '' Le R.U.C. de Casablanca mon premier club ( nov 1970 à juin 1971 ) ''

2- Ce deuxième paragraphe '' La mauvaise information en ce qui concerne les enseignants professionnels de tennis ''

3 - Ce troisième paragraphe '' Combien gagne un professionnel de tennis ''

4 - L'augmentation de la tarification horaire de presque 30 ans entre janvier 1982 et juin 2009 - calculateur d'inflation -

5 - Le professionnel de tennis engagé par le club et l'analyse pleine de bon sens de mon père

6 - Les inconvénients de ce métier d'enseignant tennis

7 - 7 joueurs issus d'un même club de tennis d'où je suis originaire ont tous passé leur diplôme entre 1968 et 1975

8 - Comparaison des tarifications horaires entre un professionnel de tennis et autres professions

9 - Un internaute me demande : Quelle est la valeur du diplôme ?

10 - Une internaute me demande : '' est ce que vous ne prenez pas les bénévoles pour des cons ''

SOMMAIRE 

 

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1- Ce premier paragraphe '' Le R.U.C. de Casablanca mon premier club

(novembre 1970 à juin 1971) ''

Contact avec le secrétaire du R.U.C. de Casablanca

En juillet 1970, je rencontre à Tarbes un ami qui est instituteur à El Jadida au Maroc à 100 Kms au sud de Casablanca et il m'invite si je le souhaite à venir passer un mois de vacances chez lui. Je pars donc passer un mois de vacances à El Jadida au mois d'octobre 1970 et ensemble nous avons été 1 fois à Marrakech, 2 fois à Casablanca, enfin des vacances très agréables.

A mon retour à Tarbes, je reçois quelques temps plus tard un coup de téléphone du secrétaire du R.U.C. de Casablanca qui avait eu vent de mon passage et qui me demandait si je n'étais pas intéressé pour venir enseigner le tennis au R.U.C.

Au téléphone il me faisait savoir que c'était une très bonne place et que j'allais gagner beaucoup d'argent. A l'écouter, j'étais déjà riche avant même d'y aller. En contre partie, je devais une redevance au club, c'est à dire enseigner le mercredi après-midi aux jeunes (4 heures) sans être payé et je devais également jouer en équipe avec le R.U.C. (les rencontres se déroulant en décembre et janvier). Il y avait encore beaucoup de français à Casablanca et le comité directeur du R.U.C. était composé de 98 pour cent de français.

L'offre paraissait alléchante et le 15 novembre 1970, j'enseignais sur les courts du R.U.C. de Casablanca.

4 mois plus tard c'est à dire le 15 mars 1971, je me rends compte que la situation que j'exerce n'est pas si intéressante que cela puisque le salaire mensuel que je touche me permet tout juste de payer ma chambre d'hôtel, mon pressing, mes repas et mes frais de voiture, le club se trouvant à l'extérieur de la ville à 2 Kms de mon hôtel ( mon père m'avait envoyé un chèque pour que je puisses acheter une petite Fiat d'occasion pour le déplacement, chèque que je lui ai remboursé à la vente du véhicule ).

Je téléphone à Tarbes à mes parents et j'informe mon père que je vais rentrer vers la fin du mois car la situation n'est pas aussi extraordinaire que le secrétaire du R.U.C. l'avait laissé croire. Mon père me conseille de prendre la situation du bon côté, de terminer l'année jusqu'à fin juin et il ajoute qu'il m'enverra un peu d'argent si cela est nécessaire. Mai et juin mon père m'a envoyé 1500 francs chaque mois ( réactualisé sur 2003 pour mieux comprendre ) ce qui m'a permis de me payer le voyage retour, l'aller ayant été payé par le club.

Alors que je devais gagner de l'argent, mon séjour à Casablanca m'a coûté plus cher qu'il ne m'a rapporté.

Etant de retour à Tarbes, j'ai commencé à réfléchir, à me poser des questions.

En effet je vivais chez mes parents et mon père avait une retraite de 18000 francs par mois (réactualisée sur 2003 pour mieux comprendre) et elle ne tombait pas du ciel directement dans la boite aux lettres. Il avait aussi la sécurité sociale et les complémentaires, et moi de tout cela je n'avais rien du tout. Après coup, je ne comprendrais jamais que les bénévoles du club de Casablanca aient eu " l'inconscience " de laisser venir à Casablanca un jeune professionnel de tennis sans couverture sociale alors que j'aurais pu avoir une opération chirurgicale grave et si cela avait été le cas, qui aurait payé ? alors que ces mêmes bénévoles avaient des couvertures sociales par leur statut de fonctionnaire ou de salarié de société. Je tiens à rappeler qu'à 98 pour cent ce comité directeur était composé de français.

Je reconnais aussi ma part de responsabilité et l'expérience de Casablanca m'aura permis de me faire les dents pour la suite de ma carrière.

Mon rendez-vous avec mon ami agent d’assurance

Je décide donc de prendre rendez-vous avec un ami Tarbais qui est agent d'assurance, spécialiste des retraites. Je lui demande ce que je dois payer pendant 30 ans pour avoir une retraite de 9000 francs par mois correspondant à la moitié de la retraite de mon père qui est de 18000 francs par mois (retraite réactualisée sur 2003 pour mieux comprendre). 9000 francs par mois ne me paraissant pas une retraite exorbitante à 60 ans. Après quelques calculs, mon ami agent d'assurance m'annonce une somme que je dois verser tous les mois qui me semble énorme dans un premier temps. Après quelques explications de mon ami, je comprends qu'il faut payer beaucoup tous les mois pour avoir cette retraite. Cette somme mensuelle indiqué par mon ami que je devais payer tous les mois pendant trente ans était supérieure à mon salaire mensuel que je gagnais quand j'étais à Casablanca. En quelque sorte, quand j'étais à Casablanca avec le salaire mensuel que je gagnais, je n'aurais même pas pu me payer seulement ma retraite.

Quand je suis sorti de son bureau, j'étais complètement retourné, et combien fallait-il donc gagner par mois pour payer seulement les " charges sociales " c'est à dire : 1- La retraite et les complémentaires 2- L'urssaf. 3- La sécurité sociale et les mutuelles complémentaires 4- Les assurances et les '' frais professionnels '' c'est à dire : 1- les frais de voiture indispensable dans ce métier. 2- le téléphone 3- les frais de secrétariat 4- et le reste.

L’analyse de mon ami agent d’assurance

Quelques temps après, cet ami agent d'assurance m'a fait comprendre que j'allais sortir du monde des fonctionnaires dans lequel je vivais avec mes parents, pour rentrer dans le monde impitoyable et totalement différent des professions libérales et des travailleurs indépendants. Cet excellent ami, sans doute pour m’ouvrir encore davantage les yeux car il ne me voulait que du bien me dit honnêtement ceci, ce dont je me doutais un  peu : ‘’ Je ne dirais pas que ton métier est un métier de merde, mais c’est un métier bancal qui n’est pas viable et encore moins sur l’ensemble de toute une vie. C’est un diplôme d’appoint, c’est un métier d’appoint. Il me dit que le salaire mensuel que je touche me permet tout juste de payer mes charges sociales sans compter la retraite et les complémentaires si on ne veut pas vivre en marge de la société, sans oublier les frais professionnels (voiture - téléphone et frais de secrétariat)  et que de ce fait il ne reste plus rien pour vivre et me suggère d'avoir un autre travail à côté pour ne pas me retrouver plus tard dans une impasse. Il me dit pour conclure que ma tarification horaire devrait être 3 fois supérieures pour que ma situation puisse tenir la route car sinon quand je vais travailler, je vais travailler pour rien.

Mon ami agent d’assurance me dit que ma tarification horaire devrait être 3 fois supérieures pour que ma situation puisse tenir la route car sinon quand je vais travailler, je vais travailler pour rien. En effet, à titre de comparaison, j'ai emménagé dans mon appartement de la région parisienne le 1er janvier 1975, j'étais à 50 Francs de l'heure et j'ai appelé un plombier car j'avais le système d'évacuation d'eau des toilettes qui ne fonctionnait pas très bien. Il a adapté un système à la DUBOUT qui marchait toujours parfaitement quand j'ai vendu mon appartement. Il est resté 35 minutes et m'a demandé 150 Francs.

Cliquer sur : 8 - Comparaison des tarifications horaires entre un professionnel de tennis et autres professions                                                                                                                                    

pour avoir tous les renseignements des tarifications horaires des autres professions libérales ou travailleurs indépendants

Le barman

Si pendant cette même période de novembre 1970 à fin juin 1971 j'avais pris une place de barman à Tarbes, j'aurais gagné 7 mois de salaire d'un barman, sans compter les charges sociales payées par le patron, sans compter que je vivais chez mes parents. Et si j'avais continué ce métier de barman jusqu'à 60 ans, j'aurais gagné plus sur l'ensemble de ma carrière.

Un métier bancal

Quand j'ai quitté le Maroc en juin 1971, j'ai compris que j'avais entre les mains un métier bancal, une situation qui en fait n'en était pas une et encore moins sur l’ensemble de toute une vie, seulement un métier d'appoint, un diplôme d'appoint et cette analyse m'était confirmée par cet excellent ami agent d'assurance qui m'avait encore davantage ouvert les yeux sur les charges sociales et aussi sur les frais professionnels. Sans mes passionnantes recherches tennistiques commencées 6 mois plus tard, j'aurais arrêté ce métier avant l'âge de 30 ans.

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2- Ce deuxième paragraphe '' La mauvaise information

en ce qui concerne les enseignants professionnels de tennis ''

La difficulté de notre profession d'enseignant professionnel de tennis est de travailler dans des clubs de tennis régis par la loi de 1901 et d'avoir des patrons bénévoles car il n'y a aucune communauté d'intérêts entre le professionnel de tennis et les patrons bénévoles. En effet le chiffre d'affaire du professionnel de tennis n'influence pas le chiffre d'affaire des bénévoles. Les bénévoles des clubs sont à 99% des cas des fonctionnaires d'état ou des salariés de société qui n'ont jamais exercé le métier de travailleur indépendant (comme c'est souvent le cas des professionnels de tennis) et ils ne comprennent pas le mécanisme des charges sociales et de la retraite qui est pratiquement inexistante en fin de carrière. Les bénévoles ne vivent pas dans la réalité des professionnels de tennis, ils vivent dans un monde imaginaire. En effet, combien de fois n'ai-je pas entendu : '' Les profs de tennis ne sont intéressés que par le fric '' ou '' ils ne faut pas qu'ils viennent uniquement pour gagner de l'argent '' ou '' ils ont des salaires d'ingénieur '' ou '' ils roulent sur l'or '' ou encore '' ils ont des salaires mirobolants '' j'ai même entendu '' ils se font des couilles en or ''. Il y a même des bénévoles qui auraient voulu m'expliquer ce que je gagne par mois. En effet, un bénévole m'a même annoncé à ma grande surprise qu'à 100 francs de l'heure, je gagnais 30 000 francs par mois. Je lui ai répondu que ce n'était pas impossible. En effet cela fait : 30 000 francs par mois : 100 francs de l'heure = 300 heures par mois, ou encore 300 heures par mois : 30 jours = 10 heures par jour et cela pendant 360 jours. Et j'ai conclu en disant que je ne reviendrai pas l'année suivante car je serai sans doute dans une maison de repos, si je ne suis pas mort avant.

Il y a beaucoup de gens qui ne savent pas de quoi ils parlent et qui disent n'importe quoi. Il y a même des gens qui peuvent expliquer des choses qu'ils ne comprennent pas. Mais je pense que c'est le cas de tout le monde et personne ne fait exception à la règle, puisque moi même je n'ai pas compris tout de suite que j'exerçais un métier qui n'était pas viable sur l'ensemble de toute une vie. Sur le plan de la technique tennistique, on peut en dire autant puisque pendant tout le 20ème siècle, beaucoup ont enseigné une technique qu'ils ne comprenaient pas forcément.

Quand nous parlons d'un professeur de gymnastique, d'un instituteur de l'enseignement (aujourd'hui prof des écoles), d'une secrétaire, d'un cadre, d'un ingénieur, nous savons ce qu'ils gagnent au mois, mais nous ne savons pas ce qu'ils gagnent à l'heure et ils ne le savent pas eux même pour la simple et bonne raison qu'ils ne se sont jamais posés la question, et quand nous parlons d'un enseignant professionnel de tennis, nous savons ce qu'il gagne de l'heure, mais nous ne savons pas ce qu'il gagne par mois et les bénévoles des comités directeurs des clubs de tennis ne le savent pas non plus toujours pour la même et simple raison qu'ils ne se sont jamais posés la question.

Je suis enseignant professionnel de tennis et je sais combien je gagne de l'heure car c'est ma tarification horaire et je suis aussi obligé par la force des choses et au centime près de savoir combien je gagne par mois. Cela bien entendu quand le professionnel de tennis était surtout travailleur indépendant ou profession libérale. Des bénévoles auraient voulu m'expliquer combien je gagnais par mois, alors que ces mêmes bénévoles ne savaient pas combien ils gagnaient de l'heure dans leur profession. Aujourd'hui le professionnel de tennis est surtout salarié au SMIC et quelquefois il a un salaire moins élevé que le SMIC.

La fédération française de tennis aurait dû expliquer et cela aurait été la moindre des choses 1- aux bénévoles des comités directeurs des clubs de tennis combien gagne par mois un professionnel de tennis, et 2- aussi l'expliquer au moment des examens à tous les futurs enseignants professionnels de tennis pour qu'ils sachent ce qu'ils vont réellement gagner. En ne le faisant pas la fédération française de tennis n'a pas fait son travail d'information d'autant que je connais des jeunes qui ont arrêté des études supérieures pour faire de l'enseignement du tennis pensant faire carrière et pour ces jeunes, ce changement de situation a été une sale blague. Mais la fédération française de tennis qui remettait des diplômes savait-elle seulement combien gagnait un professionnel de tennis ? Je ne remets pas en cause le dévouement des bénévoles car sans eux les clubs de tennis n'existeraient pas, mais pour des professionnels de tennis ce n'est pas naturel d'avoir des patrons bénévoles.

L'intervention de l'URSSAF en 1987

Jusqu'en 1987, le professionnel de tennis était travailleur indépendant tout en étant l'employé du club, géré par dessus le marché par des bénévoles qui sont des fonctionnaires d'état ou des salariés de société et qui ne connaissent rien à la profession libérale. C'est un peu pour cette raison aussi que l'URSSAF est intervenu dans les clubs de tennis et a demandé au comité directeur des clubs de tennis de salarier les enseignants professionnels de tennis. A partir du moment ou un professionnel de tennis avait des heures régulières chaque semaine dans les clubs, le professionnel ne pouvait plus être travailleur indépendant et c'est pour cela que l'URSSAF a demandé à tous les clubs de tennis de salarier les professionnels de tennis. En 1987, j'avais 41 ans et beaucoup de clubs de tennis préféraient repartir à zéro puisqu'ils allaient devoir salarier leurs enseignants en prenant des professionnels plus jeunes. Des professionnels de plus de quarante ans ont perdu des heures et des clubs, et ce qui a été mon cas puisque moi aussi j'ai perdu un club et un autre moins important. Ils ne nous étaient pas possible non plus de porter plainte contre ces clubs car nous étions travailleurs indépendants et pas salariés. J'ai réussi à mon sortir car ma politique était de ne pas mettre tous les oeufs dans le même panier et donc d'avoir plusieurs clubs, mais la situation était beaucoup plus difficile et être salarié n'était pas du tout intéressant. Grâce à mes recherches tennistiques, j'ai encore continué 5 ans jusqu'à juin 1993 et après un véritable ras le bol d'une situation que n'en valait plus la peine, j'ai pris la décision de tout arrêter et de revenir à Tarbes m'occuper de mes parents.

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3 - Ce troisième paragraphe

'' Combien gagne un professionnel de tennis ''

charges sociales comprises et frais professionnels

et cela à différentes époques

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1) Une étude réalisée en janvier 1975 sur la base de 50 francs de l'heure brut

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2) Une étude réalisée en janvier 1982 sur la base de 100 Francs de l'heure brut intitulé :

Comment justifier votre tarification horaire auprès de comité directeur

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3 ) Dans la revue Tennis Plus d'Août 1995 page 45, il est écrit un excellent article : " Combien gagne un prof de tennis ".

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4) Dans le journal Le Parisien Libéré Economie du 8 juin 2009, il est écrit un excellent article : '' Combien gagne un professeur de tennis ''

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et aussi l'augmentation de la tarification horaire sur une période de presque 30 ans entre janvier 1982 et juin 2009 d'un professionnel de tennis

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1) Cette étude est réalisée en janvier 1975 sur la base de 50 francs de l'heure brut

En effet, quand nous parlons d'un enseignant professionnel de tennis, nous savons ce qu'il gagne à l'heure, mais nous ne savons pas ce qu'il gagne au mois. Mais, quand nous parlons d'un enseignant, d'une secrétaire, d'un cadre, d'un ingénieur, nous savons ce qu'ils gagnent au mois, mais nous ne savons pas ce qu'ils gagnent à l'heure.

Un enseignant professionnel de tennis peut avoir une vitesse de croisière de 1200 heures par an, c'est à dire 100 heures par mois pendant 12 mois, il faut déjà les faire.

A 50 Francs de l'heure cela donne : 50 Francs X 1200 Heures = 60 000 Francs par an ou, 60 000 Francs : 12 mois = 5 000 Francs brut par mois.

Ou encore 100 heures par mois à 50 francs de l'heure = 5000 Francs brut par mois

S'il est profession libérale, il s'adresse à des compagnies privées et il va forcément payer plus cher les charges sociales qu'un fonctionnaire ou un salarié et, s'il ne veut pas vivre en marge de la société, il doit compter au minimum 40 pour 100 de charges sociales et frais professionnels, c'est à dire :

Les CHARGES SOCIALES se composent de ( 1- l' Urssaf., 2 - Sécurité Sociale et mutuelles complémentaires, 3 - Caisse de retraite minimum et obligatoire et les complémentaires, 4 - Les assurances et les complémentaires ) auxquels s'ajoutent des FRAIS PROFESSIONNELS (1 - voiture, 2 - téléphone, 3 - secrétariat et le reste).

5000 Francs brut par mois (divisé par) 100 = 50 Francs (multiplié par) 40 = 2000 Francs de charges sociales et frais professionnels.

Il reste donc en salaire net : 5000 Francs brut par mois - 2000 Francs de charges sociales et frais professionnels = 3000 Francs net par mois

P.S. En 1975 à 50 francs de l’heure, pour que le métier tienne à peu près la route il fallait :

Soit faire 1500 heures par an, mais cela ne pourrait durer qu’un certain laps de temps, c'est-à-dire les premières années de l’enseignement.

Soit augmenter la tarification horaire, mais cela était difficile voire impossible.

Soit carrément quitter le métier, ce que j’ai fait à 46 ans et ce que j’aurais fait plus tôt encore si je n’avais pas eu mes passionnantes recherches tennistiques. Voir plus bas ‘’ 5 - Ce cinquième paragraphe Le professionnel de tennis engagé par le club et l'analyse pleine de bon sens de mon père ‘’.

Il est bien évident compte tenu de tout cela que pour un professionnel de tennis (et cette analyse n’engage que moi bien évidemment) il était difficile voire impossible de maintenir un classement et de jouer en plus avec un club en match par équipe le dimanche qui est un jour de travail pour un professionnel de tennis. Voir plus bas ‘’ 6 - Ce sixième paragraphe Les inconvénients de ce métier d'enseignant tennis

A titre de comparaison, j'ai emménagé dans mon appartement de la région parisienne le 1er janvier 1975, j'étais à 50 Francs de l'heure et j'ai appelé un plombier car j'avais le système d'évacuation d'eau des toilettes qui ne fonctionnait pas très bien. Il a adapté un système à la DUBOUT qui marchait toujours parfaitement quand j'ai vendu mon appartement. Il est resté 35 minutes et m'a demandé 150 Francs.

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2) Cette étude est réalisée en janvier 1982 sur la base de 100 Francs de l'heure brut intitulé :

Comment justifier votre tarification horaire auprès de comité directeur

En effet, quand nous parlons d'un enseignant professionnel de tennis, nous savons ce qu'il gagne à l'heure, mais nous ne savons pas ce qu'il gagne au mois. Mais, quand nous parlons d'un enseignant, d'une secrétaire, d'un cadre, d'un ingénieur, nous savons ce qu'ils gagnent au mois, mais nous ne savons pas ce qu'ils gagnent à l'heure.

Prenons l'exemple d'un professeur d'éducation physique : il fait 20 heures par semaine pendant 35 semaines c'est à dire 700 heures par an. En 1979 il touche, en début de carrière, 3500 Francs par mois, en fin de carrière 6500 Francs par mois, donc, à mi-carrière 5000 Francs de salaire net + 2000 Francs de charges sociales environ (assurance, sécurité sociale, retraite) qu'il ne touche pas bien sûr directement mais que l'Etat lui paye, c'est à dire 7 000 Francs par mois brut.

TARIFICATION HORAIRE : 7 000 F. par mois brut (multiplié par) 12 mois de salaire et (divisé par) 700 heures = 120 Francs de l'heure brut.

Cela en 1979, en 1982 nous pouvons compter environ 150 Francs de l'heure brut.

Un secrétaire, un cadre, un ingénieur, tous salariés qui travaillent au sein d'une Société, ont un planning horaire très régulier ( 1800 et quelques heures dans l'année ) et si nous tenons compte des charges sociales payées par la Société, éventuellement le 13ème mois, quelquefois le 14ème mois et des avantages sociaux suivant les Sociétés, le même calcul peut-être fait pour déterminer la tarification horaire. Le Secrétariat du Syndicat reste à votre disposition pour tous renseignements complémentaires, des fiches de salaires de secrétaire, cadre et ingénieur ayant été faites et ramenées à la tarification horaire.-

Un enseignant professionnel de tennis peut faire 1200 heures par an, c'est à dire 100 heures par mois pendant 12 mois ou encore 25 heures par semaine. Bien entendu, il va prendre 1 mois dans l'année sans activité professionnelle (repos, vacances, périodes creuses) et de ce fait il fera plutôt 27 heures par semaine, et il faut déjà les faire. Mais pour simplifier les calculs nous considérons qu'il fait 1200 heures par an c'est à dire 100 heures par mois pendant 12 mois.

Sur la base de 100 Francs de l'heure, cela fait :

100 Francs (multiplié par) 1200 heures par an = 120 000 Francs par an brut ou encore 120 000 Francs (divisé par) 12 mois = 10 000 Francs par mois brut.

Ou encore 100 heures par mois à 100 francs de l'heure = 10 000 Francs brut par mois

S'il est profession libérale, il s'adresse à des Compagnies privées et il va forcément payer plus cher les charges sociales qu'un fonctionnaire ou un salarié et, s'il ne veut pas vivre en marge de la Société, il doit compter au minimum 40% de CHARGES SOCIALES (U.R.S.S.A.F. , Sécurité Sociale, Caisses de retraite et complémentaires auxquels s'ajoutent des FRAIS PROFESSIONNELS ( voiture, téléphone, secrétariat). C'est à dire :

10 000 Francs brut par mois divisé par 100 et multiplié par 40 = 4000 Francs de charges sociales et frais professionnels

Il reste donc en salaire net : 10 000 Francs brut par mois - 4 000 Francs de charges sociales et frais professionnels = 6 000 Francs net,

ce qui n'est pas énorme pour une profession libérale.

Nous pouvons donc considérer que la Tarification minimum, pour l'Année 1982, doit être de 120 Francs de l'heure.

En espérant que vous ne resterez pas indifférent, à la défense de notre profession, je vous prie d'agréer, Cher (e) Collègue, l'expression de mes sentiments les plus amicaux et les plus dévoués.

P.S. J'étais secrétaire du syndicat des Yvelines en 1982 et j'ai envoyé cette copie à notre Fédération Nationale des Enseignants Professionnels de tennis et dans le Bulletin de liaison n° 3 juillet 1982 à ECHOS des S.R.E.P.T à S.R.E.P.T. des Yvelines il est dit ceci :

Nous recevons de Monsieur François LACAZE, Secrétaire du S.R.E.P.T. des YVELINES une intéressante étude comparative des rétributions du Professeurs d' E.P.S. de l'Enseignement Public, des Cadres de Société et du Professeur de Tennis. Il ressort de cette étude que la rétribution à 120 F de l'heure du travailleur non salarié, qui est celle du Breveté d' Etat de Tennis, n'est nullement exagérée. Nous reprendrons cette démarche qui, actualisée, sera examinée par le Conseil d' Administration du mois d'octobre 1982.

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3 ) Dans la revue Tennis Plus d'Août 1995 page 45, il est écrit un excellent article : " Combien gagne un prof de tennis ".

Quitte à faire des déçus, il faut dire que les réalités du métier de professeur de tennis ne sont pas à la hauteur des fantasmes économiques qu'il véhicule. Il est vrai que le quidam moyen, au vu des 140 Francs de l'heure demandés par un prof travailleur indépendant, effectue tout de suite le calcul suivant : 140 Francs X 8 Heures X 5 Jours X 52 Semaines. Là, le résultat est impressionnant : 291 200 Francs annuels, soit un salaire mensuel de 24 267 Francs. Le raccourci est simpliste et complètement erroné. Tout d'abord, il faut considérer que l'activité de l'enseignant de tennis n'est pas régulière tout au long de l'année. La période " faste " est comprise entre octobre et mars, laps de temps durant lequel les équipes de clubs préparent leurs compétitions. Durant ce semestre, le nombre d'heures de cours hebdomadaires se situe entre trente et trente-cinq heures. Ensuite, d'avril à juin, le nombre d'heures de travail diminue de moitié. Avec les congés d'été, l'école de tennis ferme et au mois d'août, beaucoup de profs préfèrent partir en vacances, faute d'élèves. Déjà, vous vous apercevez que le total flatteur de notre multiplication ne peut être atteint. il faut en outre considérer que le travailleur indépendant a banni de son vocabulaire les avantages sociaux suivants : congés payés, indemnités de chômage, treizième mois, etc. Il vaut mieux être solide physiquement car, en cas de maladie, l'enseignant de tennis doit attendre trente jours d'arrêt de travail avant de percevoir une quelconque indemnité. Le prof de tennis doit cotiser à différentes caisses pour s'assurer une couverture sociale minimale. Il convient d'ajouter à cela les sommes dues à l'Urssaf, les frais d'équipement (un seau de balles coûte 900 Francs), et le total des charges s'élève à 40% du revenu brut. Il faut considérer que le salaire mensuel net d'un prof indépendant varie de 3 000 à 9 000 Francs selon la période. Bien sûr, il existe des enseignants salariés mais ils se font rares et leur salaire mensuel est fixe et avoisine les 7 500 Francs. Les clichés de clubs de vacances sont donc loin de la réalité et les motivations qui mènent à cette profession sont autres que pécuniaires.

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4) Dans le journal Le Parisien Libéré Economie du 8 juin 2009, il est écrit un excellent article : '' Combien gagne un professeur de tennis ''

L'intégralité de l'article :

En titre également : '' Salaires entre 20 et 23 euros brut de l'heure pour un moniteur 1er degré et 27 euros brut de l'heure pour un moniteur confirmé.

JEU, SET ET MATCH. Comme chaque année, Roland Garros à peine terminé, le nombre d'inscriptions devrait s'envoler. Marine Bombardier, 45 ans, est prête à recevoir ces nouveaux élèves. Cette femme à la voix énergique enseigne l'art de la petite balle jaune au Tennis Club de Paris (Paris XVIe) depuis plus de vingt ans : '' J'ai commencé à l'âge de 18 ans. J'avais envie de gagner ma vie rapidement. '' Marine Bombardier travaille environ 40 heures par semaine, dont 26 heures en tant que salariée à temps partiel dans son club, et le reste en indépendante. Elle gagne ainsi entre 1800 et 2200 euros brut mensuels en cumulant ses deux activités. Mais les mois plus calmes, en août par exemple, sa rémunération peut tomber à 1400 euros. Les réalités diffèrent également en fonction de la localisation du club. Cependant l'aspect financier n'a jamais été son unique motivation : '' C'est un métier de passion, on ne fait pas ça pour l'argent. La plupart de profs de tennis exercent en libéral, les temps pleins sont rares. Et les heures passées hors-terrain, comme lorsqu'on accompagne les jeunes sur un tournoi, ne sont pas comptabilisées. '' Pour y arriver, elle a dû passer un diplôme reconnu par l'Etat. La France est le seul pays au monde à l'exiger. '' L'expérience me fait dire que c'est un gage de qualité. Les autres pays envient notre système et nos structures '', assure-t-elle. Un classement minimum est demandé. Marine Bombardier aurait pu ainsi envisager une carrière professionnelle. Mais le talent tennistique ne suffit pas. Il faut avoir le goût du contact et une certaine finesse psychologique. '' Les bons joueurs ne font pas forcément de bons enseignants. Et inversement.'' Marine Bombardier donne des cours à des élèves de tous âges et de tous niveaux. Avec toujours la même passion. '' Ils doivent avoir du répondant et être motivés, c'est la seule condition. '' Et de citer l'exemple de cette retraitée de 60 ans, qui n'avait jamais tenu une raquette, et qui, à raison de seulement une demi-heure de cours par semaine, est devenue capable de tenir un échange. Une grande satisfaction pour son enseignante. Au début de sa carrière, Marine Bombardier passait trente à trente cinq heures sur les cours. Aujourd'hui, elle n'assure plus que dix à douze heures de leçons hebdomadaires. Lassée physiquement, elle a su faire évoluer son métier. D'abord contrainte et forcée, aujourd'hui pour son plus grand bonheur. Elle s'occupe désormais de diverses tâches administratives, gère le fonctionnement des centres d'entraînement, et a même son mot à dire sur le site Internet du club. Marine Bombardier forme également les futurs entraîneurs. Sa prochaine élève ? Emilie Loit. A 30 ans, celle qui fut parmi les 30 meilleures joueuses au monde vient de mettre un terme à sa carrière et envisage à son tour de donner des cours. De quoi faire naître des vocations. - Fin de l'article -

C'est une enseignante professionnel de tennis qui travaille dans un des grands clubs de Paris, Le Tennis Club de Paris (Paris XVI). Il est dit dans l'article du 8 juin 2009 que cette enseignante travaille environ 40 heures par semaine, dont 26 heures en tant que salariée à temps partiel dans son club, et le reste en indépendante. Elle gagne ainsi entre 1800 et 2200 euros brut mensuels en cumulant ses deux activités. Mais les mois plus calmes, en août par exemple, sa rémunération peut tomber à 1400 euros. Cependant l'aspect financier n'a jamais été son unique motivation : '' C'est un métier de passion, on ne fait pas ça pour l'argent. La plupart des profs de tennis exercent en libéral, les temps pleins sont rares. Et les heures passées hors-terrain, lorsqu'on accompagne les jeunes sur un tournoi, ne sont pas comptabilisées. ''

L'opinion de François LACAZE : 1) '' Cette enseignante dit que l'aspect financier n'a jamais été son unique motivation, et aussi à l'air de dire que dans un métier de passion on ne fait pas ça pour de l'argent. C'est son problème, mais il faut quand même se loger, payer son loyer si l'on n'est pas propriétaire, payer la taxe d'habitation, l'eau, le gaz et l'électricité et aussi les frais de voiture car dans ce métier on a toujours besoin d'une voiture, sans oublier qu'il faut se vêtir et aussi se nourrir tous les jours et avec 1800 euros brut par mois, on peut quand même se faire du souci. 2) L'enseignante dit également que les heures passées hors-terrains, comme lorsqu'on accompagne les jeunes sur un tournoi ne sont pas comptabilisées. En effet le professionnel donne beaucoup d'heures qui ne sont pas comptabilisées. Qu'on le veuille ou non, gagner de l'argent c'est quand même un sacré stimulant, une sacrée motivation et dans ce métier, non seulement on ne gagne pas d'argent, mais en plus c'est une situation qui n'est pas viable sur l'ensemble de toute une vie.

A salaires horaires il est dit ceci : Entre 20 et 23 euros brut de l'heure pour un moniteur 1er degré. 27 euros de l'heure pour un moniteur confirmé.

L'opinion de François LACAZE : Elle gagne ainsi entre 1800 et 2200 euros brut mensuels en cumulant ses deux activités, c'est à peu près un peu plus que le S.M.I.C. Je croyais que dans les grands clubs (Le Tennis Club de Paris (Paris XVI) on gagnait plus, ce qui ne semble même pas être le cas.

Dans l'article du 8 juin 2009 il est dit aussi ceci : Cette enseignante passait trente à trente-cinq heures sur les cours. Aujourd'hui, elle n'assure plus que dix à douze heures de leçons hebdomadaires. Lassée physiquement, elle a su faire évoluer son métier. D'abord contrainte et forcée, aujourd'hui pour son plus grand bonheur. Elle s'occupe désormais de diverses tâches administratives, gère le fonctionnement des centres d'entraînement, et à même son mot à dire sur le site Internet du club.

L'opinion de François LACAZE : Elle dit dans l'article ci-dessus : '' Lassée physiquement ''. En effet, c'est un métier fatigant car l'enseignant tennis est toujours debout, il doit diriger, animer, corriger, surveiller. Cette enseignante a eu la chance de pouvoir se recycler dans ce même club comme secrétaire administrative et c'est tant mieux pour elle.

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Marine BOMBARDIER dans l’article :  4) Dans le journal Le Parisien Libéré Economie du 8 juin 2009, il est écrit un excellent article : '' Combien gagne un professeur de tennis '' dit ceci :

En juin 2009 la prof de tennis gagne entre 1800 et 2200 euros BRUT mensuel alors

Et aussi un article sur les plombiers dans un autre journal '' Aujourd'hui en France du lundi 29 janvier 2007 '' intitulé : '' Des débouchés pour les plombiers '' il est dit dans l'article à propos de ce plombier : '' S'il gagne aujourd'hui confortablement sa vie (entre 3000 et 4000 euros net par mois).

En janvier 2007 le plombier gagne entre 3000 et 4000 euros NET mensuel

Et de ce fait il valait mieux être plombier que prof de tennis

Ce qui prouve bien que sur l'ensemble de toute une vie, la situation du prof de tennis n'est pas viable

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A tous les enseignants professionnels de tennis qui le souhaitent,

je peux vous envoyer par voie postale la photocopie des articles que j'ai trouvé dans la presse écrite spécialisée dans le tennis, c'est à dire

1- Dans la revue Tennis Plus d'Août 1995 page 45, il est écrit un excellent article : " Combien gagne un prof de tennis ".

Egalement l'article de Marine BOMBARDIER dans 4) Dans le journal Le Parisien Libéré Economie du 8 juin 2009, il est écrit un excellent article : '' Combien gagne un professeur de tennis ''

et aussi l'article sur les plombiers Dans un autre journal '' Aujourd'hui en France du lundi 29 janvier 2007 '' intitulé : '' Des débouchés pour les plombiers '' il est dit dans l'article à propos de ce plombier : '' S'il gagne aujourd'hui confortablement sa vie (entre 3000 et 4000 euros net par mois).

si bien entendu cela peut vous être utile dans votre travail auprès de vos comités directeurs

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J'ai compris très tôt, avant même de venir à Paris que j'exerçais une situation qui n'était pas viable sur l'ensemble de toute une vie. Si j'ai fait ce métier, c'est au début par manque d'information, car si l'on m'avait informé quand j'avais 16 ans de tous les risques que ce métier comporte, je ne l'aurais pas fait. Si j'ai continué cette carrière c'est parce que je suis célibataire sans enfant et que j'ai toujours vécu avec mes parents. Ce sont surtout mes recherches tennistiques passionnantes qui m'ont toujours stimulé pour continuer ce métier, car sans elles, j'aurais arrêté cette profession avant l'âge de 30 ans.

Comparaison entre le garçon de café ou barman salarié et le professionnel de tennis salarié

L'opinion de François LACAZE : D'autre part un garçon de café ou barman gagne entre 1500 et 1700 euros de salaire brut mensuels.

1) Le barman ou garçon de café peut se loger à proximité de son lieu de travail et de ce fait à la limite, il n'a pas besoin d'une voiture et peut se passer des frais d'une voiture indispensable au professionnel de tennis. C'est vrai que le professionnel de tennis déduit sa voiture des impôts en frais professionnels, mais jamais en totalité.

2) D'autre part le patron du bar ne demande pas à son employé de s'entraîner pour maintenir un classement et jouer en équipe. En effet, le professionnel de tennis doit aussi s'il veut maintenir son classement se déplacer en voiture dans des tournois, payer l'inscription au tournoi et effectivement cela fait des frais en plus.

En tenant compte de tout cela, le garçon de café ou barman salarié finit par gagner autant qu'un professionnel de tennis travailleur indépendant.

A 67 ans, je vis ma retraite à Tarbes dans la Hautes-Pyrénées et dans tous les clubs de tennis des Hautes-Pyrénées, les professionnels de tennis sont salariés tout juste au S.M.I.C.

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4 - Ce quatrième paragraphe

4 - L'augmentation de la tarification horaire de presque 30 ans

entre janvier 1982 et juin 2009 - calculateur d'inflation -

 

 

En effet, dans l'article datant de janvier 1982 '' Comment justifier votre tarification horaire auprès de votre comité directeur '' la tarification horaire est de 120 francs brut de l'heure ou 18 euros 29 brut de l'heure

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Dans le deuxième article datant d'août 1995 page 45 de la revue '' Tennis plus '', la tarification horaire est de 140 francs brut de l'heure ou 21 euros 34 brut de l'heure

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Dans le troisième article de juin 2009 '' Combien gagne un professeur de tennis '' au tennis club de Paris du Parisien Libéré Economie du 8 juin 2009. La tarification horaire en juin 2009 est de 177 francs brut de l'heure ou 27 euros brut de l'heure. Je croyais que dans les grands clubs la tarification horaire était plus importante, ce qui ne semble même pas être le cas.

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En EUROS. Ce qui veut dire qu'en presque 30 ans de janvier 1982 à juin 2009 la tarification horaire a augmenté de 27 euros brut de l'heure - 18 euros 29 brut de l'heure = 8 euros 71 brut de l'heure. C'est à dire qu'en presque 30 ans la tarification horaire a augmenté de 29 centimes par an ou encore de 30%

 

En FRANCS. Ce qui veut dire qu'en presque 30 ans de janvier 1982 à juin 2009 la tarification horaire a augmenté de 177 francs brut de l'heure - 120 francs brut de l'heure = 57 francs brut de l'heure c'est à dire qu'en presque 30 ans la tarification horaire a augmenté de 2 francs par an ou encore de 30%

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En 1973, la retraite de mon père fonctionnaire était de 6000 francs net (914 euros 69) et 30 ans plus tard en 2003 elle était de 18000 francs net ( 2744 euros 08 ) ce qui veut dire qu'elle a été multipliée par 3 .

 

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Calculateur d'inflation

 

Depuis 1980 à 2008 sur un période de presque 30 ans (INTERNET) permet entre autre le calcul du gain en pouvoir d'achat. Exemple : 5000 Francs en janvier 1980 ou (762 euros 25) représentaient fin décembre 2008, 14437 francs 61 ou (2201 euros). Ce qui veut dire qu'en presque 30 ans le salaire a été multiplié par 3

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Ce qui veut dire qu'en presque 30 ans la retraite de mon père n'a pratiquement pas perdu en pouvoir d'achat, alors que les professeurs de tennis ont énormément perdu en pouvoir d'achat

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En effet, ce sont les bénévoles des clubs qui petit à petit, au fil des années ont baissé la tarification horaire des professionnels de tennis, d'autant qu'ils avaient à leur disposition de nombreux éducateurs par club qui avaient un salaire horaire beaucoup plus bas.

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Après les années 1980 et 1990, c'était de la folie et de l'inconscience de faire ce métier à temps plein, compte tenu de la tarification horaire très basse et aussi de tous les risques que ce métier comporte.

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La responsabilité de la Fédération Française de tennis envers les professionnels de tennis

 

La Fédération Française de tennis aurait dû informer et cela aurait été la moindre des choses les candidats à l'examen des futurs enseignants professionnels de tennis que c'est seulement un métier d'appoint qui n'a aucune valeur sur le marché du travail et donc un diplôme d'appoint. En ne l'expliquant pas d'une part aux futurs candidats à l'examen qui vont au casse pipe et se retrouver sans travail vers la cinquantaine, d'autant que je connais quelques collègues qui ont fait ce métier pensant faire carrière alors qu'ils avaient au départ entamé des études supérieures, et en ne l'expliquant pas d'autre part aux bénévoles des clubs, la Fédération Française de tennis n'a pas fait son travail d'information et elle a une responsabilité énorme. Moi même si j'avais pu à 16 ans lire ce dossier que j'ai écrit quelques années plus tard, je n'aurais pas fait ce métier.

 

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5 - Ce cinquième paragraphe

5 - Le professionnel de tennis engagé par le club et l'analyse pleine de bon sens de mon père

Le professionnel de tennis engagé par le club

En 1979-1980, un club de tennis où je travaille décide d'engager un jeune de 25 ans professionnel de tennis de haut niveau seconde série pour jouer en équipe. Un après midi il a fait sa démonstration au club avec des jeunes pour montrer sa compétence et je dois dire qu'il était très brillant. Le soir même j'ai eu un collègue au téléphone qui le connaissait bien et il m'a dit qu'il était intéressé par l'argent ( ce qui était somme toute normal ) et que j'aurais avec ce prof une épine dans le pied, c'est à dire une concurrence sérieuse. Dès la semaine suivante il commençait à travailler dans le gymnase de 17 heures à 23 heures car ce sont bien souvent les horaires des professionnels de tennis qui travaillent quand les autres ne travaillent pas. Je décidais donc en passant un peu avant 17 heures de l'inviter à venir prendre un café à mon appartement à la fin de ses cours à 23 heures compte tenu que nous allions travailler ensemble. Je l'ai senti un peu réticent au départ et finalement il a accepté et m'a dit 5 minutes car il devait rentrer chez lui sur Paris. A 23 heures je l'attendais et je l'amenais à mon appartement pour prendre le café. Comme je n'avais pas beaucoup de temps et qu'il devait renter chez lui, je lui demande comment il se fait qu'il vienne travailler dans ce club et en même temps, je lui explique le nombre d'heures que l'on peut faire dans l'année, les charges sociales qu'il faut payer en temps que travailleur indépendant, c'est à dire l'urssaf, la sécurité sociale, les assurances, la retraite qui est énorme alors que l'on croit qu'il faut payer un peu pour avoir beaucoup alors qu'il faut payer beaucoup pour avoir un peu, auxquels s'ajoutent les frais professionnels (voiture, téléphone, secrétariat). Du salon de mon appartement je lui montre du doigt le bar-tabac qui se trouve de l'autre côté de la place et je lui dis que le barman ou garçon de café qui y travaille a une situation plus viable sur l'ensemble de toute une vie, un travail plus stable, des horaires plus réguliers et aussi à 60 ans une meilleure retraite et que si demain je perdais mes clubs de tennis, je prendrais une place de barman et je ne serais pas perdant au change d'autant qu'à ce moment là, il valait mieux être barman ou garçon de café salarié que professeur de tennis travailleur indépendant. Au cours de notre entretien j'apprends que ce monsieur a bac+4 et que de ce fait il n'a rien à faire ici, c'était encore un mal informé de la Fédération Française de tennis et alors qu'il ne devait rester que 5 minutes, 2 heures après nous étions toujours dans l'appartement. Nous nous sommes quittés sur le parking de mon appartement et très chaleureusement m'a serré la main en me disant : '' Je suis content de cette soirée ''. 3 jours après j'apprenais que le président du club était dans tous ses états car ce professionnel lui avait téléphoné pour lui dire qu'il ne revenait pas. Quelques temps plus tard, j'apprenais que ce professionnel de tennis avait définitivement quitté la profession. J'ai à quelques reprises procédé de cette façon pour informer les professionnels de tennis de ce qu'ils allaient réellement gagner.

L'analyse pleine de bon sens de mon père

Sans mes passionnantes recherches tennistiques, j'aurais arrêté ce métier avant l'âge de 30 ans

et si à 16 ans on m'avait informé de tous les risques que ce métier comporte, je ne l'aurais pas fait

Quand on a un minimum d'ambition, on ne fait pas ce métier

En 1980 mon père qui suivait mes affaires s'était lui aussi rendu compte que la situation que j'exerçais n'était pas si extraordinaire et que je prenais beaucoup de risques à faire ce métier et il m'a dit : '' C'est une situation particulière qui en fait n'en est pas une '' si bien que déjà à l'époque il m'avait proposé si je le souhaitais de rentrer définitivement dans notre maison de Tarbes où j'étais logé et nourri avec tous les avantages du logement, ce qui me permettait de gagner autant qu'en travaillant comme prof de tennis dans la région parisienne et que si je travaillais en plus comme barman par exemple il m'a confirmé en me disant ceci : '' tu ne vas peut-être pas gagner le double, mais presque ''. Mon père a encore ajouté : '' Ce n'est pas la peine et pas très logique de monter dans la région parisienne comme prof de tennis pour gagner moins ''. C'est vrai que cette analyse n'était pas très flatteuse pour notre profession. Il est vrai qu'en dehors de mes passionnantes recherches tennistiques je n'avais plus de raison de rester à Paris et si je n'avais pas eu à ce moment là cette recherche tennistique que je faisais dans toutes les bibliothèques de la région parisienne et qui m'accrochait à ce métier, je pense que j'aurais écouté mon père et que je serais revenu définitivement à Tarbes. Mais ce n'était que partie remise puisque 13 ans plus tard à 46 ans je prenais la décision de revenir à Tarbes pour m'occuper de mes parents. Je n'avais pas vraiment ce métier dans la peau que je ne trouvais pas très enthousiasmant et ce sont surtout mes recherches tennistiques qui m'ont permis de tenir le coup. En effet, c'était très curieux le paradoxe qu'il y avait entre le fait que j'étais passionné par mes recherches tennistiques pour ce métier et le métier en lui même que je ne trouvais pas forcément passionnant. La meilleure preuve, c'est que la première année et la deuxième année d'enseignement alors que je n'avais pas encore commencé mes recherches tennistiques et que je ne savais même pas que je ferais de la recherche tennistique, je me demandais ce que je faisais sur le court. Au début c'est un métier que je n'ai pas aimé, mais grâce à mes passionnantes recherches tennistiques c'est un métier que j'ai fini par accepter et supporter. Si à 16 ans on m'avait informé de tous les risques que ce métier comporte, je ne l'aurais pas fait. Quand on a un peu d'ambition, on ne fait pas ce métier à temps plein. C'est un métier qui n'est pas viable, et encore moins sur l'ensemble de toute une vie. C'est un métier d'appoint, c'est un diplôme d'appoint. En faisant ce métier, je me suis quand même découvert une passion '' la recherche tennistique '' et quand on a une passion on est sauvé pour la vie. Finalement ce métier est plus un sacerdoce et si j'ai bien réussi à m'en sortir, c'est parce que j'étais célibataire sans enfant et que j'ai toujours vécu avec mes parents. Je ne remets pas en cause le dévouement des bénévoles car sans eux les clubs de tennis n'existeraient pas, mais pour des professionnels de tennis, ce n'est pas naturel d'avoir des patrons bénévoles. Je dois dire que j'en ai eu marre en 1993 d'exercer ce travail et cela a été un vrai bonheur pour moi de tout arrêter à 46 ans et de mettre un terme définitif à ma carrière. Mon père était administrateur des affaires d'outre mer et comme une année d'Afrique comptait double il a pris sa retraite à 46 ans en 1960 après 22 ans d'Afrique. Finalement comme mon père j'ai moi aussi pris ma retraite à 46 ans et cela a été un vrai bonheur aussi de revenir à Tarbes dans la maison de mes racines et de pouvoir m'occuper d'eux. J'ai eu la chance de les avoir longtemps, mon père est décédé en 2004 à 90 ans et ma mère en 2006 à 94 ans et j'ai à ce moment là 60 ans. Si j'avais pris une place de barman à 20 ans et ma retraite à 60 ans, j'aurais gagné plus sur l'ensemble de ma carrière et j'aurais eu aussi une vie beaucoup plus facile. Bien évidemment, cela a été possible et plus facile pour moi de tout arrêter et de mettre un terme définitif à ma carrière à 46 ans car 1) j'étais de nature très économe, 2) j'étais célibataire sans enfant et que 3) j'ai toujours vécu avec mes parents.

La fédération française de tennis a une responsabilité immense de ne pas informer les candidats à l'examen de ce qu'ils vont réellement gagner, d'autant que je connais quelques collègues qui ont fait ce métier pensant faire carrière alors qu'ils avaient au départ entamé des études supérieures. En laissant croire à ce fantasme et à cette réputation que le professionnel de tennis gagne de l'argent, la fédération française de tennis n'a pas fait son travail d'information.

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6 - Ce sixième paragraphe

 

6 - Les inconvénients de ce métier d'enseignant tennis

1 - La difficulté pour des professionnels de tennis d'avoir des patrons bénévoles.

La difficulté de notre profession d'enseignant professionnel de tennis est de travailler dans des clubs de tennis régies par la loi de 1901 et d'avoir des patrons bénévoles. En effet, ce n'est pas naturel pour des professionnels de tennis d'avoir des patrons bénévoles et cela est même quelquefois assez malsain.

A - En effet, il n'y a aucune communauté d'intérêts entre l'enseignant professionnel de tennis et les dirigeants bénévoles. Le chiffre d'affaire du professionnel de tennis n'influence pas le chiffre d'affaire des bénévoles. Dans une société l'ouvrier touche un salaire, le patron de l'ouvrier également et cela jusqu'au P.D.G. et plus les ouvriers vont gagner, plus les patrons gagneront.

B - Les bénévoles des clubs sont souvent naïfs et inexpérimentés, et c'est normal car dans 99% des cas ce sont des fonctionnaires d'état ou des salariés de société qui n'ont jamais exercé le métier de travailleur indépendant (comme c'est souvent le cas des professionnels de tennis) et ils ne comprennent pas le mécanisme des charges sociales des professions libérales et de la retraite qui est pratiquement inexistante en fin de carrière. Malheureusement il n'y a pas dans le comité directeur des clubs des bénévoles travailleurs indépendants ou professions libérales pour la simple et bonne raison qu'ils n'ont pas le temps de faire du bénévolat.

C – Très souvent ce sont ces mêmes bénévoles qui décident de la tarification horaire des professionnels de tennis qui sont ou qui étaient des travailleurs indépendants ou professions libérales alors que ces mêmes bénévoles sont des salariés de société ou fonctionnaires d’état. C’est en quelque sorte le monde à l’envers. En fait pour des professionnels de tennis, ce n’est pas naturel d’avoir des patrons bénévoles.

2 - Le professionnel de tennis doit jouer en équipe de compétition avec le club,

" sorte de passeport " s'il veut pouvoir enseigner et donner les leçons.

Tous les clubs recherchent des professionnels de tennis de haut niveau (minimum 0 seconde série) pour jouer en équipe. C'est en quelque sorte une obligation qui est demandée aux professionnels de tennis de jouer en équipe, " sorte de passeport " s'ils veulent pouvoir enseigner et donner les leçons. Ce professionnel est considéré au début parce qu'il joue en équipe et qu'il a un très bon classement. Après quelques années, ce professionnel finit inévitablement par perdre son classement et alors qu'il a une certaine expérience pédagogique, le comité directeur du club le met sur une voie de garage et fait appel de nouveau à un seconde série pour jouer en équipe. Quand on consulte les petites annonces des Revues Tennis on trouve : " Recherchons joueur de seconde série, minimum 0 pour jouer en équipe avec possibilités intéressantes de donner des leçons de tennis ". Au tennis fort heureusement, on ne meurt pas d'un mauvais revers ou d'un mauvais coup droit et de ce fait la qualité de l'enseignement est considérée comme secondaire.

Des ennuis de santé

Personnellement, j'ai arrêté définitivement la compétition à 25 ans pour me consacrer uniquement à l'enseignement. Beaucoup de mes collègues ont continué très tard la compétition en plus de leur métier d'enseignant et se sont souvent retrouvés vers la quarantaine avec des ennuis de santé (opération du genou, tachycardie, arthrose, colonne vertébrale).

Dans ce métier, il faut savoir conserver une bonne santé. Qui veut voyager loin, ménage sa monture.

En effet, la compétition, plus les entraînements personnels pour ne pas être ridicule dans les tournois et dans les matchs par équipe pour jouer avec le club (tout cela pour que le professionnel puisse maintenir son classement s'il veut garder sa place au club), plus les leçons individuelles et collectives pour que le professionnel de tennis puisse gagner sa vie, finissent à la longue inévitablement par user la santé.

Ce que coûte de maintenir son classement

Si le professionnel de tennis joue en équipe avec le club, il est obligé pour maintenir son niveau c'est à dire son classement :

1) de s'entraîner très régulièrement sur le terrain avec des joueurs de son niveau et aussi physiquement et pendant ce temps là, il ne va pas donner des leçons.

2) Il va devoir aussi se déplacer en voiture pour aller faire des tournois pour maintenir son classement et dépenser des frais de voiture et d'essence.

3) Il va devoir aussi payer son inscription dans ces mêmes tournois (et pendant ce temps là, il ne donne toujours pas des leçons qui pourraient lui permettre d'améliorer ses revenus), et de ce fait, il va perdre de l'argent et aussi

4) la santé. Compte tenu que c'est déjà un métier qui ne vaut pas cher, si en plus on doit perdre de l'argent et aussi la santé, il est préférable à ce moment là de faire autre chose tout de suite.

Il est important de faire tous ces calculs pour connaître tous les frais que ce métier engendre et pour savoir aussi si cela vaut le coup d'exercer ce métier.

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Des bénévoles ‘’ casse pied ‘’

Combien de fois n'ai-je pas été sollicité par des bénévoles " casse pieds " qui voulaient que je joue en équipe avec le club le dimanche qui est un jour de travail pour un professionnel de tennis. En effet, le dimanche j'avais 7 heures assurées dans une société pétrolière et cela toute l'année à une tarification horaire plus importante que dans un club d'association et si j'avais dit que j'allais jouer en équipe dans un autre club, la société pétrolière aurait trouvé un autre prof et j'aurais perdu mes 7 heures le dimanche toute l'année et mon frère qui travaillait dans cette même société pétrolière m'aurait dit : '' François, ce n'est pas possible, tu n'as quand même pas perdu la tête ''.

Une fédération inconsciente

En 1979 un président d'un de mes clubs vient me voir pour me dire qu'il a reçu un courrier venant de la fédération pour entraîner les meilleurs espoirs des clubs de 12 à 13 ans 4 heures par semaine à 40 francs de l'heure. Nous avions effectivement dans ce club un jeune de cette catégorie d'âge jouant très bien et le président me demande de l'entraîner 4 heures par semaine. Je suis quand même étonné que la fédération ne s'adresse pas directement au professionnel de tennis pour avoir plus de renseignements sur l'avenir de ce jeune et éviter ainsi un éventuel conflit entre le président et son professionnel de tennis. Mais je donne mon accord au président, dans la mesure où nos horaires de disponibilité pourront correspondre. Dans un premier temps, je réussis à le prendre 2 heures, mais nos horaires ne s'accordaient pas pour que je le prenne 2 heures de plus. Je fais donc la proposition au président du club de le faire entraîner 2 heures de plus par un joueur classé de très bon niveau, mais le président du club n'est pas d'accord. Ce jeune était disponible le samedi matin et j'avais 4 heures dans un club à 80 francs de l'heure. Il aurait donc fallu que je perde mes 4 heures à 80 francs de l'heure pour prendre ce jeune 2 heures le samedi matin à 40 francs de l'heure. Il était hors de question bien évidemment que j'annule mes 4 heures le samedi matin à 80 francs de l'heure.

Mon père qui suivait mes affaires (puisque j'ai toujours vécu avec mes parents) reconnaît que la fédération est complètement inconsciente, elle remet des diplômes qui n'ont aucune valeur sur le marché du travail et les bénévoles des clubs ne se rendent pas compte et ne vivent pas dans la réalité des professionnels de tennis et il ajoute : '' Si tu dois perdre tes heures le dimanche pour aller jouer en équipe et perdre tes heures le samedi matin pour entraîner un soi-disant espoir, autant déposer ton bilan tout de suite ''. Quelques mois plus tard mon père qui était inquiet sur l'avenir de cette profession et de mon propre avenir et qui suivait mes affaires s'était lui aussi rendu compte que la situation que j'exerçais n'était pas si extraordinaire et que je prenais beaucoup de risques à faire ce métier et il m'a dit : '' C'est une situation particulière qui en fait n'en est pas une '' si bien que déjà à l'époque il m'avait proposé si je le souhaitais de rentrer définitivement dans notre maison de Tarbes où j'étais logé et nourri avec tous les avantages du logement, ce qui me permettait de gagner autant qu'en travaillant comme prof de tennis dans la région parisienne et que si je travaillais en plus comme barman par exemple il m'a confirmé en me disant ceci : '' tu ne vas peut-être pas gagner le double, mais presque. Revoir un peu plus haut : '' L'analyse pleine de bon sens de mon père ''

Les présidents de club ne voient que l'intérêt de leur club et ne se mettent jamais dans la peau du professionnel de tennis. Heureusement dans la région parisienne, il y avait beaucoup de clubs ce qui permettait au professionnel de tennis de pouvoir se diversifier. Le professionnel de tennis travaille surtout quand les autres ne travaillent pas, c'est à dire, le mercredi pour les enfants, le samedi, le dimanche, et les soirs de la semaine après 19 heures.

Je ne parlerais pas de la pénibilité de ce métier où l'on est toujours debout en mouvement et l'attention qu'il faut avoir en permanence (jouer, animer, corriger, diriger) pour s'occuper de tous les élèves, dans les cours individuels et collectifs.

Dans ces conditions, ce n'est plus un métier, c'est le bagne.

Dans ce métier d'enseignant tennis, il y a trop de contraintes et c'est une situation qui finit par ne plus être viable.

3 - La redevance

Il m'est arrivé quelquefois dans des clubs de tomber sur un comité directeur ou même un bénévole qui voulaient que je paye une redevance sous prétexte que je travaille sur des installations dont je ne suis pas le propriétaire. Au début de ma carrière cela m'est arrivé pendant une courte période, le temps d'ouvrir les yeux. Beaucoup de mes collègues également ont payé des redevances. La meilleure réponse est de dire au comité directeur qu'un fonctionnaire ou un salarié qui travaille dans une société n'est pas propriétaire de l'état ou de la société et qu'on leur met à leur disposition pour travailler une table, une chaise et tout le matériel. Quand un pilote de ligne travaille dans une compagnie aérienne, la compagnie ne lui appartient pas, les avions sont à sa disposition et les compagnies font des garanties aux pilotes autrement plus sérieuses que les garanties qui sont faites aux professionnels de tennis par les comités des clubs de tennis. Il est bien évident qu'il faut être un peu tordu et que c'est particulièrement " indécent et indigne " de la part d'un bénévole ou d'un comité directeur de club de tennis de demander une redevance à un professionnel de tennis alors que celui-ci exerce une profession qui n'est pas viable sur l'ensemble de toute une vie. Quand j'ai besoin chez moi des services d'un plombier, je ne lui demande pas de me payer une redevance sous prétexte qu'il travaille sur mes installations.

On pourrait éventuellement envisager une location qui n'a rien à voir avec une redevance. En effet un commerçant peut louer un magasin ou un local commercial à un propriétaire et ensuite le commerçant vend ses produits et il est seul responsable de son affaire. De la même façon un prof de tennis peut louer un court 1 heure dans le club ( que j'appellerais X par exemple ) et ensuite le prof de tennis devient seul responsable de son court et le club X n'a plus à intervenir. Cela veut dire que le prof de tennis organise son heure comme il le souhaite. Il peut donner une leçon particulière, organiser du collectif, en faisant même venir des élèves d'autres clubs environnants ou de plus loin encore. Il fait en sorte ce qu'il veut pour rentabiliser son heure au mieux.

Je dois quand même reconnaître que pendant toute ma carrière d'enseignant, aucun bénévole ne m'a demandé de lui porter le petit déjeuner au lit le matin.

4 - Les éducateurs

A partir des années 1990 les clubs ont été envahi par les éducateurs qui prennent moins cher et qui font une concurrence déloyale au professionnel. Un éducateur, c'est souvent un jeune de 18 ans qui n'a pas une conscience professionnelle exacerbée ou un adulte qui a d'autres préoccupations. Ils n'ont ni l'un ni l'autre aucune obligation de résultat. Il n'empêche que cette invasion dans les clubs concurrence beaucoup de mes collègues.

Un éducateur prend 3 ou 4 fois moins qu'un professionnel de tennis, il ne paye pratiquement pas de charge sociale et peut-être très peu d'impôt car d'une part il ne fait que 4 ou 5 heures par semaine en période scolaire et d'autre part il se fait payer aussi en remboursement de frais. Mais dans chaque club il y a plusieurs éducateurs qui font 4 ou 5 heures par semaine et qui vident le réservoir de clientèle du professionnel de tennis. Un professionnel de tennis ne peut pas lutter contre ce genre de concurrence et s'il le fait, il est sûr de se mettre à dos tout le comité directeur du club.

Cette invasion des éducateurs dans les clubs de tennis a permis aux bénévoles des clubs de tennis à faire baisser progressivement la tarification horaire des professionnels de tennis.

5 - D'autres problèmes

Un autre problème qui a tout de même son importance (mais qui n'est pas unique à l'enseignement du tennis) est que l'enseignant professionnel de tennis qui travaille quand les autres ne travaillent pas, c'est à dire, le samedi, le dimanche et les soirs de la semaine ne verra pas souvent sa femme si celle-ci décide de travailler pour arrondir les fins de mois.

Je tiens à préciser que dans la Région Parisienne je devais travailler dans 4 ou 5 clubs pour avoir un nombre d'heures suffisant et compenser la faiblesse de la tarification horaire. Si chacun de ces clubs avait été isolé en province, il n'était pas intéressant financièrement pour un professionnel de tennis d'y travailler.

A Paris et dans la région parisienne, il y a un réservoir très important de clubs de tennis et autrefois des professionnels de tennis arrivaient à faire carrière. En province, la situation est très différente. Etant originaire de Tarbes dans les Hautes-Pyrénées, je connais des garçons de café, des plombiers, des électriciens, des peintres, des employés de commerce et beaucoup d'autres professions qui ont fait carrière, mais je ne connais pas un professionnel de tennis qui ait fait carrière à Tarbes et dans ses environs.

Un fonctionnaire d'état et un salarié de société touchent en début de carrière un salaire moins important qu'en fin de carrière. Pour le professionnel de tennis qui est travailleur indépendant, c'est le phénomène inverse. En début de carrière il touche un salaire plus important car il a plus de ressources physiques et en fin de carrière vers la cinquantaine, son salaire est moins important compte tenu de son âge. (s'il n'a pas déjà perdu son emploi).

En résumé :

Et puis quoi encore !!!

1- Une tarification horaire basse.

2- Jouer en équipe pour garder sa place au club, ce qui veut dire aussi qu'il faut maintenir un classement et aussi s'entraîner pour cela.

3- La redevance sous prétexte que le professionnel travaille sur des installations dont il n'est pas le propriétaire.

4- L'enseignant travaille quand les autres ne travaillent pas, c'est à dire le week-end et le soir. Mais le bénévole n'est pas responsable de cette situation.

5- Participer aussi à la vie du club.

A force de tirer sur la ficelle nos bénévoles ont fini par rendre notre métier malsain et aujourd'hui en 2014 les professionnels de tennis qui travaillent dans les clubs de tennis sont tout juste payés au S.M.I.C. et quelquefois moins que le S.M.I.C.

Comme je l'ai déjà dit, cela n'est pas naturel d'avoir des patrons bénévoles et cela a été un vrai bonheur pour moi de tout arrêter fin 1993 à 46 ans pour revenir m'occuper de mes parents.

L'intervention de l'URSSAF en 1987

Jusqu'en 1987, le professionnel de tennis était travailleur indépendant tout en étant l'employé du club, géré par dessus le marché par des bénévoles qui sont des fonctionnaires d'état ou des salariés de société et qui ne connaissent rien à la profession libérale. C'est un peu pour cette raison aussi que l'URSSAF est intervenu dans les clubs de tennis et a demandé au comité directeur des clubs de tennis de salarier les enseignants professionnels de tennis. A partir du moment ou un professionnel de tennis avait des heures régulières chaque semaine dans les clubs, le professionnel ne pouvait plus être travailleur indépendant et c'est pour cela que l'URSSAF a demandé à tous les clubs de tennis de salarier les professionnels de tennis. En 1987, j'avais 41 ans et beaucoup de clubs de tennis préféraient repartir à zéro puisqu'ils allaient devoir salarier leurs enseignants en prenant des professionnels plus jeunes. Des professionnels de plus de quarante ans ont perdu des heures et des clubs, et ce qui a été mon cas puisque moi aussi j'ai perdu un club et un autre moins important. Ils ne nous étaient pas possible non plus de porter plainte contre ces clubs car nous étions travailleurs indépendants et pas salariés. J'ai réussi à mon sortir car ma politique était de ne pas mettre tous les oeufs dans le même panier et donc d'avoir plusieurs clubs, mais la situation était beaucoup plus difficile et être salarié n'était pas du tout intéressant. Grâce à mes recherches tennistiques, j'ai encore continué 5 ans jusqu'à juin 1993 et après un véritable ras le bol d'une situation que n'en valait plus la peine, j'ai pris la décision de tout arrêter et de revenir à Tarbes m'occuper de mes parents.

 

6 - Les artisans

Un jardinier, un plombier, un électricien, un serrurier  travaillent à leur compte chez des particuliers qui ont besoin de leur service. Ce sont des travailleurs indépendants patrons qui ont leur propre clientèle et qui n'ont pas des comptes à rendre à des bénévoles de club comme les professionnels de tennis (c'est à dire maintenir un classement, jouer en équipe avec le club,). Ils vont pouvoir travailler jusqu'à la fin de leur carrière professionnelle sans risquer de perdre leur emploi vers la quarantaine ou la cinquantaine comme c'est toujours le cas des professionnels de tennis avec les bénévoles des clubs, parce que le professionnel de tennis aura perdu son classement et donc sa valeur, qu'il ne pourra plus jouer en équipe avec le club et sera inévitablement remplacé par des jeunes. Ce qui évidemment fait toute la différence entre le professionnel de tennis et les autres professions que je cite.

Un de mes amis plombier membre mais très peu de temps d'un comité directeur de club de tennis à qui j'ai expliqué la réalité des professionnels de tennis dans les clubs m'a répondu : " En effet, ton métier avec tes bénévoles, tu peux te le garder, je n'en veux pour rien au monde ".

A titre de comparaison, j'ai emménagé dans mon appartement de la Région Parisienne le 1er janvier 1975, j'étais à 50 francs de l'heure et j'ai appelé un plombier car j'avais le système d'évacuation d'eau des toilettes qui ne fonctionnait pas très bien. Il a adapté un système à la DUBOUT qui marchait toujours parfaitement quand j'ai vendu mon appartement. Il est resté 35 minutes et m'a demandé 150 francs.

7 - Les professionnels et les amateurs

Avant 1967 il y avait une séparation totale entre les professionnels et les amateurs. La coupe Davis, les 4 tournois du grand chelem c'est à dire Roland Garros (France) Wimbledon (Angleterre) Forest Hills (Etats-Unis) et l'Australie étaient réservés uniquement aux amateurs et les professionnels avaient des tournois de tennis organisés dans toutes les grandes villes du monde par une association qui gérait tous ces grands tournois. Officiellement, les amateurs n'étaient pas payés alors que les professionnels gagnaient de l'argent.

Ricardo Alonso Gonzales dit Pancho était un des professionnels les plus célèbres. Il est né le 9 mai 1928 et décédé le 3 juillet 1995 à 67 ans. En tant qu'amateur, il va gagner le tournoi de Forest-Hills à deux reprises en 1948 et 1949. Ensuite il passe professionnel en 1950 et cela jusqu'en 1967 et va gagner 85 titres. Il y avait environ une dizaine de professionnels, c'est à dire l'Espagnol Andres Gimeno, l'Equatorien Pancho Segura, l'Australien Franck Sedgman, l'Américain Donald Budge et les deux Australiens Rod Laver et Ken Rosewall.

Quand on passait professionnel, on ne pouvait plus revenir chez les amateurs et cela jusqu'en 1968 quand il a été possible de faire jouer ensemble les professionnels avec les amateurs et inversement. Rod Laver a gagné le grand chelem en 1962 en tant qu'amateur (à ce moment là, le tournoi était réservé aux amateurs). Ensuite il passe professionnel et grâce à l'Open 1968 ou tout le monde devenait professionnel, il a pu de nouveau réaliser le grand chelem en 1969. Ricardo Alonso Gonzales dit Pancho a pu lui aussi participer au tournoi de Roland Garros à 40 ans.

De 1927 à 1932, La France va gagner la coupe Davis avec les célèbres 4 mousquetaires, Henri Cochet, Jean Borotra, René Lacoste, tous des champions d'exception qui à eux trois ont gagné de nombreux titres du grand chelem et le quatrième Brugnon qui était un exceptionnel joueur de double. Il y avait un cinquième champion qui n'était pas très connu pour la simple et bonne raison qu'il était professionnel très tôt et de ce fait il n'a jamais joué la coupe Davis et les tournois du grand chelem qui étaient réservés aux amateurs. Ce joueur était Martin Plaa et dans le livre " Le dictionnaire du tennis " aux éditions Fernand Nathan 1981, il est dit ceci à la page 116 à propos de Martin Plaa. Français, 1901- 1978. Professeur très jeune, ce Basque, force de la nature, n'a pas de palmarès amateur. Entraîneur des mousquetaires, il peut passer deux heures avec l'un d'eux et recommencer avec un autre sans marquer la moindre fatigue. Champion de France professionnel en 1931, puis champion du monde l'année suivante en battant Tilden et Nusslein.

L'opinion de François LACAZE : De la même génération que les mousquetaires, Martin Plaa bat Tilden en 1932, l'année ou les mousquetaires gagnent la Coupe Davis pour la dernière fois. Pour battre Tilden le grand champion américain, ancien numéro 1 mondial, il fallait quand même que ce Martin Plaa soit très fort. Je pense, mais sans aucune certitude qu'il devait être aussi fort que Lacoste, Borotra, et Cochet, mais que malheureusement son statut de professionnel ne lui a pas permis de jouer les grands tournois, c'est à dire Wimbledon, Roland Garros, les internationaux d'Amérique, et les internationaux d'Australie et aussi la Coupe Davis. Je trouve un peu dommage que ce joueur soit resté presque un inconnu.

De la même façon avant 1968, avant l'ère Open, les professeurs de tennis des clubs de tennis ne pouvaient pas jouer avec les équipes des clubs de tennis réservées uniquement aux amateurs. Les professeurs de tennis avaient 1 tournoi voire peut-être même quelques tournois annuels réservés uniquement aux professeurs de tennis. Ce qui fait que dans les clubs de tennis, le professeur de tennis 1) ne jouait pas en équipe dans les clubs où il enseignait et de ce fait ne risquait pas de se faire concurrencer par des profs plus jeunes et 2) il était le seul du club à pouvoir toucher de l'argent.

Après l'Open 1968 qui permettait à tout le monde de jouer ensemble, nous avons rencontré mon père et moi en 1969 Joseph Matéo ancien -15 seconde série qui avait été plusieurs fois champion de France des professeurs de tennis et déjà à l'époque il nous avait dit : '' Maintenant cela va être le vrai foutoir, tout le monde va pouvoir donner des leçons, notre profession est morte ''. Sur le moment, je ne me suis pas rendu compte de l'importance de ses mots, mais quelques années plus tard j'ai compris ce qu'il voulait dire.

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7 - Ce septième paragraphe

7 - 7 joueurs issus d'un même club de tennis d'où je suis originaire

ont tous passé leur diplôme entre 1968 et 1975

7 joueurs issus d'un même club de tennis d'où je suis originaire ont tous passé leur diplôme entre 1968 et 1975, C'est à dire (Comme je ne suis pas autorisé à citer les noms sur Internet, je vais les appeler par des numéros) 1- Monsieur UN 2- Monsieur DEUX 3- Monsieur TROIS 4- Monsieur QUATRE 5- Monsieur CINQ 6- Monsieur SIX 7- Monsieur SEPT -

Que sont-ils devenus

 

Avec ma marotte que j'ai de tout calculer et après le décès de notre ami Monsieur UN qui était moniteur de tennis et qui travaillait à la mairie de la ville d'où je suis originaire, j'ai rencontré un ami qui lui même comme Monsieur UN travaillait au service des sports de la municipalité de la ville d'où je suis originaire.

Je lui ai demandé en réactualisant sur l'année 2011, combien gagnait Monsieur UN qui était moniteur de tennis à mi-carrière et aussi en fin de carrière.

Il m'a dit qu'il avait comme Monsieur UN les mêmes conditions de travail, c'est à dire :

A mi-carrière 1500 euros, c'est à dire 9839 francs 36.

En fin de carrière 2000 euros, c'est à dire 13119 francs 14.

Avec en particulier les avantages des municipalités c'est à dire :

1) Etre fonctionnaire, avoir la sécurité de l'emploi jusqu'à la fin de sa carrière.

2) Le classement du joueur comme Monsieur UN ne rentre plus en ligne de compte, qu'il soit seconde série ou bien non classé n'a plus aucune espèce d'importance. La municipalité n'a pas d'équipe en compétition et le joueur joue pour son plaisir personnel ou arrête la compétition s'il le souhaite.

3) L'employé municipal qui travaille au service des sports fait en moyenne 30 heures par semaine.

4) L'employé municipal n'a pas d'organisation de stages, de tournois et autres. Il fait son travail qui a été mis en place par la municipalité.

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L'actuel prof de tennis du club de la ville régie par la loi de 1901 d'où je suis originaire a 42 ans, il est donc à mi-carrière et touche au club en tant que salarié 1300 euros net par mois en tant que salarié, (c'est lui même qui me l'a dit, c'est à dire à peine un peu plus que le S.M.I.C sur le base de 35 heures)

Sur la base de 35 heures le S.M.I.C. septembre 2011 est de 1070,76 net mensuel.

Sur la base de 40 heures le S.M.I.C. septembre 2011 est donc de

1070,76 net mensuel (multiplié par) 40 et (divisé par 35) = 1223,60 net mensuel.

c'est à dire moins que l'employé municipal qui est à mi-carrière à 1500 euros par mois. En fin de carrière à 60 ans il n'est pas sûr que ce prof de tennis toucherait 2000 euros par mois.

Il est possible que le club ne puisse pas payer plus, mais il n'en demeure pas moins que sa situation à 1300 euros net mensuel n'est pas énorme. En effet compte tenu que c'est un métier dynamique où il faut en permanence animer, corriger, diriger, sans oublier les entraînements plus les matchs par équipe qui oblige en plus à maintenir un certain classement. C'est un métier physique où le corps est rudement mis à contribution qui ne garantie pas non plus que l'on puisse tenir à ce rythme là jusqu'à 62 ans. En tenant compte de tout cela, son salaire mensuel devrait être au minimum à 2000 euros net mensuel.

A titre de comparaison

En mai 2016 en prenant une boisson dans un café de la ville d'où je suis originaire, j'ai demandé à un garçon de café ou serveur barman combien en moyenne gagnait par mois un garçon de café ou serveur barman salarié et il m'a répondu 1457 euros + environ 300 euros de pourboire par mois, ce qui fait un total de 1757 euros par mois.

Toujours en mai 2016, j'ai demandé au prof de tennis de la ville d'où je suis originaire combien il gagnait par mois en tant que salarié, et celui-ci m'a répondu 1490 euros par mois.

Je tiens toujours à préciser que le garçon de café salarié peut se passer des frais d'une voiture et que son patron ne lui demande pas de jouer en équipe et de maintenir un classement comme c'est le cas des professionnels de tennis.

Si aujourd'hui j'avais 20 ans avec un diplôme d'enseignant tennis en poche, je n'hésite pas une seconde, je prends une place de garçon de café ou serveur barman salarié.

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Finalement Monsieur UN qui travaillait à la municipalité avec son diplôme de moniteur de tennis

est certainement celui qui a le mieux réussi sa carrière professionnel alors :

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1) Que moi même Monsieur DEUX j'ai arrêté ce métier dans la région parisienne à 46 ans en 1993 pour revenir m'occuper de mes parents dans la ville de mes racines. La situation n'était plus rentable, je finissais par travailler pour rien d'autant que tous les clubs de tennis avaient beaucoup d'éducateurs à des salaires dérisoires.

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2) Que Monsieur TROIS, qui après avoir été professeur de tennis dans la ville d'où je suis originaire, est revenu vers son premier métier de KINE et il a eu raison. Lui aussi s'est très vite rendu compte que son métier ne valait pas cher et heureusement pour lui qu'il était KINE avant d'être professeur de tennis.

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3) Que Monsieur QUATRE qui a joué pendant 20 ans en équipe gratuitement dans un autre club s'est fait virer finalement comme un malpropre pour se retrouver finalement dans un petit club et sur l'ensemble de sa carrière jusqu'à 53 ans il a moins gagné que Monsieur UN à la mairie de la ville d'où je suis originaire. C'est d'autant plus dommage pour lui qu'il avait une licence de math physique chimie et qu'il pouvait prétendre à une carrière plus intéressante financièrement parlant. Lui aussi n'aurait jamais fait ce métier s'il avait été informé par la fédération française de tennis de ce qu'il allait réellement gagner.

Mon frère Jean, mon ainé de 10 ans ingénieur à la société Elf-Erap (qui deviendra par la suite la société Total) et qui connaissait bien monsieur Quatre, lui avait proposé de le faire entrer à la société Elf-Erap compte tenu qu'il avait une licence de math-physique-chimie, mais ce dernier n'a jamais donné suite à cette proposition. Quelques années plus tard quand j'ai fait sur un papier la démystification de ce que gagnait réellement un prof de tennis et que je l'ai montré à mon frère Jean, celui-ci dans un premier temps n'en est pas revenu car il pensait lui aussi que les profs de tennis gagnaient beaucoup plus et il a ajouté dans un deuxième temps : '' Si monsieur Quatre était venu à la société Elf-Erap (actuellement la société TOTAL) quand je lui en ai fait la proposition, il aurait gagné 6 fois plus ''.

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4) Que Monsieur CINQ qui avait entamé au départ de brillantes études de droit pour arrêter ensuite et faire de l'enseignement du tennis. Il s'est retrouvé par la suite dans le région parisienne complètement dépassé par les événements. Aux dernières nouvelles il était jardinier et puis je l'ai perdu de vue. Lui aussi n'aurait jamais arrêté ses études s'il avait été informé.

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5) Que Monsieur SIX qui exerce toujours, a travaillé dans plusieurs petits clubs. Il s'est aussi diversifié dans l'arbitrage, mais aujourd'hui à plus de cinquante ans, il n'a pas la sécurité et certainement pas le salaire de Monsieur UN en fin de carrière qui était fonctionnaire dans la ville d'où je suis originaire.

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6) Je ne parlerais pas de Monsieur SEPT qui était prof de gym et qui a été dégagé par l'éducation nationale pour travailler au sein de la fédération française de tennis comme conseiller technique départemental.

 

Ces 7 joueurs issus du même club ont tous passé leur diplôme entre 1968 et 1975.

 

Je ne parle pas aussi de tous les collègues que j'ai connus et qui se sont retrouvés dans des situations épouvantables vers la cinquantaine.

 

Complément d'information

Dans une municipalité, tout le monde est payé, tout le monde est professionnel et cela du simple balayeur au maire et les salaires ont normalement augmenté en tenant compte du pouvoir d'achat, ce qui n'était pas le cas dans les clubs de tennis gérés par des bénévoles.

Dans un club de tennis d'association régie par la loi de 1901, tout le monde est bénévole et ce n'est pas naturel pour un professionnel de tennis d'avoir des patrons bénévoles. Bien entendu, je ne remets pas en cause le dévouement des bénévoles car sans eux les clubs de tennis n'existeraient pas.

Si j'avais 22 ans, que je sois moniteur de tennis et que j'ai le choix entre être fonctionnaire à la municipalité dans la ville d'où je suis originaire ou salarié dans le club de la ville régie par la loi de 1901, je n'hésite pas une seconde, je choisis le municipalité.

 

Si je devais classer les clubs de tennis par catégories

 

Dans la 1ère catégorie Je place la municipalité au service des sports dans la mesure où cela est possible. C'est une carrière de salarié avec 1) la sécurité de l'emploi jusqu'à la fin de sa carrière. 2) Une vie régulière avec 35 heures assurées chaque semaine. 3) La municipalité ne demande pas à l'enseignant de jouer en équipe car il n'y a pas de match par équipe dans une municipalité, et de la même façon elle ne lui demande pas d'assurer un classement. 4) Il n'y a pas de bénévoles comme dans les clubs d'associations et c'est un avantage énorme. Dans une municipalité, tout le monde est payé, tout le monde est professionnel et cela du simple balayeur au maire et les salaires ont normalement augmenté en tenant compte du pouvoir d'achat, ce qui n'était pas le cas dans les clubs de tennis gérés par des bénévoles.

 

Dans la 2ème catégorie Ayant travaillé dans la région parisienne pendant 25 ans, j'ai enseigné dans de grands clubs de tennis de sociétés pétrolières comme ESSO et ELF-ERAP. 1) La tarification horaire était plus intéressante car les sociétés pétrolières étaient plus riches, et aussi 2) elles ne demandaient aux enseignants de jouer en équipe et de maintenir un classement. Dans ce contexte de société il y avait généralement un gérant, mais 3) pas de bénévoles. Il y avait du travail le mercredi pour les enfants, le samedi et le dimanche pour les adultes, mais en semaine il n'y avait pas beaucoup de monde et c'était aussi cela l'inconvénient

 

Dans la 3ème catégorie Les clubs de tennis d'association régie par la loi de 1901 avec tous les inconvénients que cela comporte : 1) Avoir des patrons bénévoles alors que pour des professionnels de tennis, ce n'est pas naturel d'avoir des patrons bénévoles. 2) L'enseignant doit jouer en équipe et maintenir un classement. 3) Les éducateurs : A partir des années 1990 les clubs ont été envahi par les éducateurs qui prennent moins cher et qui font une concurrence déloyale au professionnel. Un éducateur, c'est souvent un jeune de 18 ans qui n'a pas une conscience professionnelle exacerbée ou un adulte qui a d'autres préoccupations. Ils n'ont ni l'un ni l'autre aucune obligation de résultat. Il n'empêche que cette invasion dans les clubs concurrence beaucoup de mes collègues.

Un éducateur prend 3 ou 4 fois moins qu'un professionnel de tennis, il ne paye pratiquement pas de charge sociale et peut-être très peu d'impôt car d'une part il ne fait que 4 ou 5 heures par semaine en période scolaire et d'autre part il se fait payer aussi en remboursement de frais. Mais dans chaque club il y a plusieurs éducateurs qui font 4 ou 5 heures par semaine et qui vident le réservoir de clientèle du professionnel de tennis. Un professionnel de tennis ne peut pas lutter contre ce genre de concurrence et s'il le fait, il est sûr de se mettre à dos tout le comité directeur du club. 4) Comme un club ne peut pas assurer la totalité des horaires d'un prof, celui-ci est obligé de travailler dans plusieurs clubs.

 

Dans la 4ème catégorie Des clubs d'association régie par la loi de 1901 plus petits qui ne peuvent assurer que 2 ou 3 heures par semaine que l'enseignant va prendre compte tenu que ce club ne sera pas trop éloigné de son lieu d'habitation.

 

Quand un jeune a 16 ans et qu'il doit décider pour sa vie professionnelle future, il a mieux à faire que d'être prof de tennis.

Ci-dessous des exemples de comparaisons des tarifications horaires entre un professionnel de tennis et autres professions.

 

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8 - Ce huitième paragraphe

8 - Comparaison des tarifications horaires

entre un professionnel de tennis et autres professions

En effet, quand nous parlons d'un enseignant professionnel de tennis, nous savons ce qu'il gagne à l'heure, mais nous ne savons pas ce qu'il gagne au mois. Mais, quand nous parlons d'un enseignant, d'une secrétaire, d'un cadre, d'un ingénieur, nous savons ce qu'ils gagnent au mois, mais nous ne savons pas ce qu'ils gagnent à l'heure. (En 1980 j'avais fait une démystification des salaires pour toutes les professions, si bien que je connaissais le salaire horaire des professeurs d'éducation physique, le salaire horaire des secrétaires en fonction de leur salaire mensuel, le salaire horaire de toutes sortes de professions en procédant de la même manière). Il est très possible aujourd'hui en 2012 de réactualiser tout cela, pour établir des comparaisons. Il y a beaucoup de professions qui sont payées à l'heure et nous ne savons pas forcément combien elles gagnent par mois et de la même façon il y a beaucoup de professions qui sont payées au mois et nous ne savons pas forcément combien elles gagnent à l'heure.

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Le plombier

 

A titre de comparaison, j'ai emménagé dans mon appartement de la Région Parisienne le 1er janvier 1975, j'étais à 50 francs de l'heure et j'ai appelé un plombier car j'avais le système d'évacuation d'eau des toilettes qui ne fonctionnait pas très bien. Il a adapté un système à la DUBOUT qui marchait toujours parfaitement quand j'ai vendu mon appartement. Il est resté 35 minutes et m'a demandé 150 francs.

Dans le journal Aujourd'hui en France du lundi 29 janvier 2007 un plombier dit ceci : '' J'aime l'indépendance dans le travail. Je gagne entre 3000 et 4000 euros net par mois. L'enseignante tennis du Tennis club de Paris un des plus grands club de Paris gagne ainsi entre 1800 et 2200 euros brut mensuels en cumulant ses deux activités.

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Le nettoyeur de moquettes

 

En 1977 étant dans la région parisienne, j'avais la moquette de mon appartement qui n'était pas très propre et dans un premier temps, j'ai hésité entre faire nettoyer la moquette ou changer la moquette. Après réflexion, j'ai décidé de faire nettoyer la moquette. Le nettoyeur de moquettes est arrivé à mon domicile avec une machine à nettoyer la moquette. Il est resté 3 heures et m'a demandé 500 francs. Si je retire 50 francs de produit d'entretien, il aura travaillé à 450 francs les 3 heures ou encore 150 francs de l'heure. De mon côté en tant que professionnel de tennis, j'étais à 60 francs de l'heure.

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Le ramoneur

 

Tous les ans, le ramoneur passait à mon immeuble pour ramoner le conduit d'évacuation des fumées de chaque appartement. Nous étions prévenus par le gardien de l'immeuble à qui nous remettions les clefs et accompagné par le gardien de l'immeuble, le ramoneur faisait ainsi tous les appartements. Il se trouve qu'à 2 reprises, j'ai pu être présent en 1976 et 1977. Le travail du ramoneur a duré environ 10 minutes et il m'a demandé 55 francs et l'année suivante en 1977 il est resté également 10 minutes et m'a demandé 60 francs. En 1976 j'étais en tant que professionnel de tennis à 55 francs de l'heure et en 1977 j'étais à 60 francs de l'heure. Bien entendu j'aurais très bien pu les années suivantes faire le ramonage moi-même l'ayant vu faire une première fois, mais il était important pour l'assurance incendie d'avoir chaque année la facture du ramoneur professionnel. Chaque année, dans un petit coffre que j'avais loué à ma banque je mettais la dernière facture du ramoneur professionnel pour être parfaitement bien assuré en cas d'incendie.

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Le laveur de vitres

 

En mai 2011, passant devant la banque de France, j'ai vu un laveur de vitres qui nettoyait les vitres extérieures de la banque de France. Je m'avançais vers lui, et je lui demandais en prêchant le faux pour savoir le vrai s'il serait intéressé pour venir nettoyer des vitres et des carreaux à mon domicile. Je lui ai dit qu'il y aurait environ 3 ou 4 heures de travail et après quelques explications de sa part il finit par me dire qu'il travaillait à environ 40 euros de l'heure.

Dernièrement en juin 2012, me promenant dans la rue, je voyais à la devanture d'un magasin un laveur de vitres qui nettoyait les vitrines de ce commerce et procédant de la même façon comme l'année avant en mai 2011, c'est à dire en prêchant le faux pour savoir le vrai, je finis par savoir que ce laveur de vitres travaillait à 45 euros de l'heure.

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Le couvreur ( toiture )

 

Une première fois en 2010, j'ai fait venir un couvreur car j'avais sur mon toit une plaque de zinc qui s'était déclouée et si elle tombait par un coup de vent, elle pouvait blesser quelqu'un. J'aurais peut-être pu faire le travail moi-même, mais étant sujet au vertige et ayant un toit assez haut, j'ai préféré faire venir un professionnel. Ce professionnel couvreur est donc venu, il est monté sur le toit avec un matériel adapté et il a cloué la plaque de zinc. Il est resté environ 20 minutes et m'a demandé 100 euros.

Une deuxième fois en 2011, nous avons eu sur la région une tempête avec beaucoup de vent et quelques tuiles au sommet de mon toit se sont déclouées et comme à un autre endroit j'avais une petite fuite, j'ai fait revenir le couvreur. Il a recloué toutes les tuiles, réglé le problème de la petite fuite et fait rapidement une inspection générale du toit. Il a fait de l'excellent travail car après un gros orage, j'ai constaté que la petite fuite avait disparu. Il est resté ½ heure et m'a demandé 150 euros.

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Le serrurier

 

Pour avoir les renseignements concernant le serrurier en 2012, je me suis connecté sur internet et voici les informations :

Heure de main d'oeuvre : 65,00 euros H.T.

Déplacement ( facturé sur un travail et devis accepté, ce qui explique le temps et le déplacement pour acheter la marchandise ) : 65,00 euros H.T.

Ouverture de porte jour : 100,00 euros H.T.

Déblocage de rideau métallique : 380,00 euros H.T.

Déblocage d'une clé de la serrure : 150,00 euros H.T.

Majoration de 50% entre 20 h et 00h00 week-end et jour férié.

Majoration de 100% entre 00h00 et 7h00

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Le menuisier

 

Pour avoir les renseignements concernant le menuisier en 2012, je me suis connecté sur internet et voici les informations :

La tarification horaire varie entre 45 euros de l'heure et 60 euros de l'heure.

La tarification horaire du Tennis Club de Paris en 2009 est de 27 euros brut de l'heure, c'est à dire presque deux fois moins.

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L'artisan frigidaire

 

Septembre 2014

Une amie de Paris que j'appelle régulièrement au téléphone me dit qu'elle a un problème avec son frigidaire. Elle a fait venir un artisan spécialiste qui lui a confirmé que le moteur de son frigidaire était mort et que la meilleure solution était de changer le frigidaire. Il est resté 5 minutes et lui a demandé 90 euros.

Dernièrement, j'ai téléphoné dans plusieurs clubs de tennis en France et la tarification horaire moyenne est de 30 euros de l'heure.

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Comparaison entre le garçon de café ou serveur barman salarié et le prof de tennis salarié

 

En mai 2016 en prenant une boisson dans un café de la ville d'où je suis originaire, j'ai demandé à un garçon de café ou serveur barman combien en moyenne gagnait par mois un garçon de café ou serveur barman salarié et il m'a répondu 1457 euros + environ 300 euros de pourboire par mois, ce qui fait un total de 1757 euros par mois.

Toujours en mai 2016, j'ai demandé au prof de tennis de la ville d'où je suis originaire combien il gagnait par mois en tant que salarié, et celui-ci m'a répondu 1490 euros par mois.

Je tiens toujours à préciser que le garçon de café salarié peut se passer des frais d'une voiture et que son patron ne lui demande pas de jouer en équipe et de maintenir un classement comme c'est le cas des professionnels de tennis.

Si aujourd'hui j'avais 20 ans avec un diplôme d'enseignant tennis en poche, je n'hésite pas une seconde, je prends une place de garçon de café ou serveur barman salarié.

 

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Tous ces artisans patrons ont créé leur petite entreprise, ce que ne peut malheureusement pas faire un professionnel de tennis. En effet si le professionnel de tennis veut se mettre à son compte et créer sa propre affaire, cela va lui coûter bien évidemment très cher. Il lui faut un suffisamment grand terrain, mettre 5 ou 6 courts de tennis dont un ou deux couverts, un club house équipé et la rentabilité ne sera jamais à la hauteur de l'investissement. Il sera aussi concurrencé par les clubs de tennis municipaux environnants qui existent dans chaque petite ville avec des cotisations pour les membres beaucoup plus intéressantes. Si un professionnel de tennis a de l'argent à placer, il aura mieux à faire que de placer son argent dans un club de tennis.

 

Tous ces artisans que je cite ci-dessus qui connaissent bien leur travail ont besoin s'ils veulent s'installer à leur compte d'une camionnette, des outils de travail, c'est à dire un investissement qui n'est pas comparable et ensuite, ils vont se créer une clientèle jusqu'à la fin de leur carrière professionnelle.

 

C'est pour cela que pour un professionnel de tennis, c'est un très mauvais calcul, une très mauvaise opération de bourse de s'engager à temps plein dans ce métier avec en plus des patrons bénévoles qui ne comprennent rien à sa situation et avec lesquels il va finalement se retrouver pieds et poings liés. Ce métier c'est dès le départ se foutre dans la merde pour la vie.

 

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9 - Ce neuvième paragraphe

 

 

9 - Un internaute me demande : Quelle est la valeur du diplôme ?

A la lecture de la lettre " L'enseignant professionnel de tennis dans les clubs : ATTENTION DANGER ! un internaute me demande : " Quelle est la valeur du diplôme ".

C'est effectivement une question intéressante. Le diplôme n'a que la valeur qu'on veut bien lui donner.

Dans la lettre, j'ai dit que c'est une situation particulière qui en fait n'en est pas une, c'est un métier qui n'est pas viable et encore moins sur l'ensemble de toute une vie et pour conclure cette lettre, j'ai dit que c'est un métier qui ne vaut pas cher. Malheureusement on peut presque en dire autant du diplôme. C'est un métier d'APPOINT et donc un diplôme d'APPOINT.

La fédération française de tennis n'a jamais défendu les enseignants professionnels de tennis, il aurait fallu pour cela que 1) Les enseignants professionnels de tennis ne jouent pas dans les équipes des clubs où ils enseignent et 2) Limiter le nombre des éducateurs dans les clubs pour ne pas gêner les professionnels. Mais la fédération française de tennis ainsi que les clubs n'ont rien à faire de ces problèmes. Il est vrai aussi que c'est plus facile à dire qu'à faire.

Pour ces raisons, je dis aux futurs jeunes enseignants professionnels de tennis que ce n'est plus un métier à temps plein, et je leur conseille pour se protéger d'avoir un autre métier parallèle s'ils ne veulent pas se retrouver sans travail après la quarantaine.

Je dois dire que je suis beaucoup plus admiratif d'un Aristote ONASSIS qui n'avait que son certificat d'étude et qui est devenu l'homme le plus riche du monde.

P.S.

Le diplôme de prof de tennis est un diplôme difficile à obtenir :

1 - Il faut être assez haut classé d'une part et

2 - le diplôme est assez difficile à obtenir pour finalement avoir un métier qui n'a pas beaucoup d'intérêt.

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10 - Ce dixième paragraphe

 

10 - Une internaute me demande :

" Est ce que vous ne prenez pas les bénévoles pour des cons ".

 

Complément d'informations pour la lettre " L'enseignant professionnel dans les clubs de tennis : ATTENTION DANGER " !

Une internaute me demande : " Est ce que vous ne prenez pas les bénévoles pour des cons ".

Une internaute me dit ceci : " J'ai lu votre lettre ‘’ Les enseignants professionnels de tennis dans les clubs de tennis : Attention danger ! ‘’ avec beaucoup d'intérêt " et il me pose cette question : " Est ce que vous ne prenez pas les bénévoles pour des cons ".

La réponse de François LACAZE

Votre question est une façon de parler, et je vais y répondre de la même façon.

Une amie me disait : " L'être humain est un animal intelligent et con à la fois et personne ne fait exception à la règle, c'est la plus belle définition de l'humain ".

Un jour un mec me dit : ‘’espèce de con’’. Je le sais que je suis con, je le sais, mais celui qui me l’a dit, il ne le sait peut-être pas qu’il est con, donc j’ai un avantage sur lui.

L'opinion de François LACAZE : Je ne dirais pas que les bénévoles des clubs de tennis sont des cons, car traiter les gens de cons c'est déjà être con soi-même.

Traiter les autres de cons, c'est être con soi-même

Les gens qui insultent et traitent les autres de cons sont généralement des caractériels, de grossiers personnages et en tout cas des malappris

Insulter les gens n'est pas une référence ou un critère d'intelligence et de bon sens

Dans France Soir Magazine du 12 février 1983 n° 11972 à la page 65 Hemphrey BOGART l'acteur de cinéma Américain des années 1950 dit ceci : " Il n'y a que deux sortes de gens : les professionnels et les cons ". Bien sûr c'est une façon de parler, mais cela prouve que pour des professionnels ce n'est pas naturel d'avoir des patrons bénévoles. En effet ces patrons bénévoles sont généralement des salariés de société qui ne savent même pas combien gagne un professionnel de tennis et qui décident de la tarification horaire des professionnels de tennis qui sont des travailleurs indépendants. En quelque sorte, c'est le monde à l'envers. Dans toutes les autres professions de travailleurs indépendants comme le plombier, l'électricien, le ramoneur, le laveur de vitres, le couvreur, le menuisier, le serrurier, ce sont eux même et leur corporation qui décident de la tarification horaire. Aujourd'hui les professionnels de tennis sont salariés et travailleurs indépendants, mais leur situation n'est pas enviable.

J'ai envoyé mon dossier les enseignants professionnels de tennis : ATTENTION DANGER à un ancien président de club et celui-ci me répond : '' Je vois que tu poursuis ta croisade contre le manque d'informations des professionnels de tennis en ce qui concerne leurs carrières. Je suis d'accord avec toi : ces professions ne doivent être au mieux, qu'un job secondaire à temps partiel durant les premières années de la vie active, job qui doit se doubler très vite d'une activité qui assure une couverture sociale de l'avenir. C'est très bien de ta part d'informer les jeunes de ces problèmes ''.

L'opinion de François LACAZE : '' En effet il vaut mieux y regarder à deux fois avant de faire ce métier car si je l'exerce pendant une période de 15 ans par exemple de 25 à 40 ans, il me sera très difficile de retrouver du travail après la quarantaine car personne ne m'attend ailleurs ''. A ce moment là, il est préférable de ne pas faire ce métier à temps plein, les risques étant trop grands. Faire ce métier à temps plein c'est professionnellement se suicider.

Dans le dictionnaire il est dit ceci à CON, ONNE adj, et n. Pop. D'une grande stupidité.

Je dirais plutôt dans cette situation là d'une grande naïveté ou pas compétent.

Dans le dictionnaire il est dit ceci à NÄIVETE : Propos qui échappe par ignorance, bêtise.

En effet, si on me demande de piloter un avion, je ne suis pas compétent et de la même manière un bénévole de club de tennis qui est fonctionnaire d'état ou salarié de société n'est pas compétent pour savoir combien gagne un professionnel de tennis travailleur indépendant ou profession libérale.

Comme je suis un homme bien élevé, c'est cette formule que je vais employer.

En effet :

1 - Quand un bénévole qui est fonctionnaire d'état ou salarié de société veut m'expliquer combien je gagne par mois alors que je suis travailleur indépendant, il devient d'une grande naïveté ou pas compétent.

2- Quand un bénévole dit que les professionnels de tennis ont des salaires d'ingénieur, il devient d'une grande naïveté ou pas compétent.

3- Quand un bénévole dit qu'il ne veut pas qu'un professionnel de tennis vienne pour gagner de l'argent, il devient d'une grande naïveté ou pas compétent.

4- Quand un bénévole veut qu'un professionnel de tennis paye une redevance, il devient d'une grande naïveté ou pas compétent.

5- Quand un bénévole insiste lourdement pour que le professionnel de tennis joue en équipe le dimanche alors que c'est un jour de travail pour le professionnel, il devient d'une grande naïveté ou pas compétent.

En tout cas, les bénévoles des clubs de tennis sont malins, ils ont tellement baissé la tarification horaire et le salaire des professionnels de tennis qu'aujourd'hui en 2015 le métier n'est même plus viable.

Je dois dire que pour toutes ces raisons, ce métier a été pénible pour moi et cela a été un vrai bonheur de tout arrêter fin 1993 à 46 ans pour revenir à Tarbes m'occuper de mes parents et de mettre ainsi un terme définitif à ma carrière.

Dans la lettre Les enseignants professionnels de tennis dans les clubs de tennis : Attention danger ! Je dis : " Les bénévoles relèvent de l'incompétence totale et de la naïveté la plus extrême ", ce qui somme toute veut dire exactement la même chose ".

Comme je l'ai déjà dit, je ne remets pas en cause le dévouement des bénévoles car sans eux les clubs de tennis n'existeraient pas, mais pour des professionnels de tennis ce n'est pas naturel d'avoir des patrons bénévoles.

Moi-même, j'ai été très con et donc d'une grande stupidité d'avoir fait ce métier ou du moins de l'avoir fait à temps plein puisque dans la lettre Les enseignants professionnels de tennis dans les clubs de tennis : Attention danger ! je dis : " Si à 16 ans j'avais été mieux informé (ou si je m'étais moi-même mieux informé) de tous les risques que ce métier comporte, je ne l'aurais pas fait. En effet on peut dire que dans l'affaire des profs de tennis qui soi disant gagnent beaucoup d'argent, c'est la stupidité qui a dépassé l'intelligence. Je dois dire aussi que sans mes passionnantes recherches tennistiques, j'aurais arrêté ce métier avant l'âge de 30 ans.

Comme dit cette amie : " On est tous intelligents et d'une grande stupidité à la fois ", et je trouve personnellement que c'est la meilleure définition de l'humain.

Je ne remets pas en cause le dévouement des bénévoles, je préviens seulement les futurs enseignants professionnels de tennis de ne pas faire ce métier à temps plein s'ils ne veulent pas se retrouver plus tard dans une impasse.

L’incompétence de la fédération

Tout cela aussi c'est le résultat d'un manque d'information et la Fédération Française de tennis a une responsabilité énorme de ne pas informer les enseignants professionnels de tennis de ce qu'ils vont réellement gagner et aussi les bénévoles des clubs de tennis, que de laisser croire à cette réputation que les professionnels de tennis gagnent beaucoup d'argent. D'autre part comme je l'ai déjà dit aussi, beaucoup de collègues '' professionnel de tennis '' ont arrêté des études supérieures où ils auraient eu une carrière plus éblouissante pour faire de l'enseignement du tennis pensant faire carrière et gagner de l'argent. Tous ceux qui ont arrêté des études supérieures pour faire de l'enseignement du tennis se sont mis dans une situation épouvantable pour la suite de leur carrière. Si à 16 ans on m'avait informé de tous les risques que ce métier comporte, je ne l'aurais pas fait.

 

Mais aujourd'hui le métier a changé puisque dans les clubs de tennis la majorité des professionnels de tennis sont pratiquement salariés au S.M.I.C.

Notre plombier de famille

En 2014, j'ai rencontré notre plombier de famille avec lequel j'ai beaucoup sympathisé et qui connaissait bien mes parents. Il est venu faire quelquefois des travaux dans cette maison de famille dont j'ai maintenant hérité. Il a commencé à travailler à 25 ans et aujourd'hui à 75 ans, il a 50 ans de carrière derrière lui. Il m'a dit : '' j'ai payé beaucoup de charges sociales et j'ai aussi gagné beaucoup d'argent et j'ai eu un métier magnifique car j'ai aimé la plomberie ''. Comme je l'ai déjà dit, il valait mieux être plombier et être ainsi son propre patron et se fixer sa propre tarification que d'être prof de tennis dans des clubs qui ne vous appartenez pas et être ennuyé à longueur d'années par des patrons bénévoles qui en plus fixaient la tarification horaire des profs de tennis. Sur l'ensemble de sa carrière notre plombier de famille a gagné 4 fois plus, si ce n'est 5 fois plus qu'un prof de tennis, car le prof de tennis ne pourra très certainement plus travailler après la soixantaine et s'il y arrive, ce sera pour lui un vrai miracle. Si je n'avais pas eu mes passionnantes recherches tennistiques, j'aurais appris en plus de mes leçons de tennis vers l'âge de 25 ans le métier de plombier car la plomberie me passionnait et vers l'âge de trente ans j'aurais été prof de tennis et plombier en même temps et je pense que très rapidement le métier de plombier aurait été mon métier principal.

En 2014 il y a à Tarbes un professionnel de tennis salarié au S.M.I.C. Par contre quand je regarde dans l'annuaire téléphonique 2014 à professionnels, il y a environ une trentaine de plombiers car dans une ville de 50 000 habitants, il y a beaucoup de maisons et appartements d'immeubles et tous ont besoin à un moment ou à un autre de faire appel à un plombier.

L’analyse de mon ami agent d’assurance

Quelques temps après, cet ami agent d'assurance m'a fait comprendre que j'allais sortir du monde des fonctionnaires dans lequel je vivais avec mes parents, pour rentrer dans le monde impitoyable et totalement différent des professions libérales et des travailleurs indépendants. Cet excellent ami, sans doute pour m’ouvrir encore davantage les yeux car il ne me voulait que du bien me dit honnêtement ceci, ce dont je me doutais un  peu : ‘’ Je ne dirais pas que ton métier est un métier de merde, mais c’est un métier bancal qui n’est pas viable et encore moins sur l’ensemble de toute une vie. C’est un diplôme d’appoint, c’est un métier d’appoint. Il me dit que le salaire mensuel que je touche me permet tout juste de payer mes charges sociales sans compter la retraite et les complémentaires si on ne veut pas vivre en marge de la société, sans oublier les frais professionnels (voiture - téléphone et frais de secrétariat  ‘’ etc.’’  et que de ce fait il ne reste plus rien pour vivre et me suggère d'avoir un autre travail à côté pour ne pas me retrouver plus tard dans une impasse. Il me dit pour conclure que ma tarification horaire devrait être 3 fois supérieures pour que ma situation puisse tenir la route car sinon quand je vais travailler, je vais travailler pour rien.

L’opinion de François LACAZE : En reprenant cette analyse de mon ami agent d’assurance que j’ai rencontré à mon retour de Casablanca et qui me dit ceci : ‘’ Je ne dirais pas que ton métier est un métier de merde, mais c’est un métier bancal qui n’est pas viable et encore moins sur l’ensemble de toute une vie. C’est un diplôme d’appoint, c’est un métier d’appoint.

L’opinion de François LACAZE : Je ne dirais pas que c’est un métier de merde, mais c’est tout comme.

 

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